Vers une TVA à 21 % ? Ce sénateur assume… et inquiète déjà les foyers

Une hausse de la TVA pourrait rapporter 7 milliards d’euros, mais quel impact sur votre pouvoir d’achat ?

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Proposition de hausse de la TVA pour le budget 2026 : enjeux et perspectives
Vers une TVA à 21 % ? Ce sénateur assume… et inquiète déjà les foyers | RSE Magazine

Le 18 avril 2025, sur le plateau de Franceinfo, Hervé Marseille, président du groupe Union Centriste du Sénat, a mis sur la table l’idée d’augmenter la TVA pour le budget 2026. L’idée, c’est de dégoter de nouvelles recettes face aux défis budgétaires actuels. Il est question de passer la TVA de 20 % à 21 % sur les produits déjà taxés à ce taux, en laissant de côté les produits de première nécessité. Selon ses calculs, cette mesure permettrait de récolter environ 7 milliards d’euros, offrant ainsi une marge financière non négligeable.

Le pourquoi de la mesure

Hervé Marseille explique sa proposition en évoquant la volonté d’affecter les importations et d’élargir l’assiette fiscale sans que cela ne touche directement les ménages modestes. Il affirme : « ça touche tout le monde […] ça ne se voit pas, c’est extrêmement faible et c’est une assiette très large qui permet de dégager des sommes très importantes ». Ce projet fait suite à la pérennisation de certaines hausses d’impôts déjà en place, notamment celles qui concernent les très hauts revenus et les grandes entreprises.

Par ailleurs, une étude de l’Insee réalisée en 2021 avait envisagé une hausse encore plus marquée de la TVA, la faisant passer de 20 % à 23 %. Les résultats de cette analyse prévoyaient une augmentation générale des prix et une inflation qui se traduirait par une baisse du pouvoir d’achat des ménages. En moyenne, le niveau de vie pourrait s’effriter de 0,6 % sur une période de trois ans.

Les répercussions socio-économiques

Si on se penche sur les conséquences économiques, elles varient selon la situation initiale des foyers. Pour 90 % de la population, on s’attend à une baisse de niveau de vie comprise entre 0,5 % et 0,6 %. En revanche, pour les 10 % les plus modestes, la diminution pourrait aller jusqu’à 1,8 %.

L’idée mise en avant par Hervé Marseille traduit la volonté d’explorer toutes les pistes pour trouver un équilibre budgétaire durable. Toutefois, cette proposition soulève d’importantes interrogations sur l’équité fiscale et les retombées sociales potentielles. Dans une période où de nombreux foyers français ressentent déjà un certain poids financier, toute modification de la fiscalité doit être minutieusement évaluée pour ne pas creuser davantage les inégalités.

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