Le phénomène climatique Super El Niño inquiète : l’Organisation météorologique mondiale (OMM) annonce une intensification rapide, avec un pic attendu entre juillet et septembre 2026, alerte Ouest France. Ce cycle réchauffe les eaux du Pacifique équatorial et devrait modifier le climat mondial, avec des épisodes météorologiques marqués à la clé.
Dans un communiqué relayé par l’AFP le 3 juillet 2026, l’OMM rappelle qu’El Niño a été identifié dès mai 2026 par la NOAA. Le phénomène devrait atteindre une « forte intensité », classée niveau 3 sur une échelle de 4. « Le phénomène El Niño est déjà présent et devrait s’intensifier rapidement pour atteindre une forte intensité », a déclaré Celeste Saulo, secrétaire générale de l’OMM. Des vagues de chaleur, des sécheresses et de fortes pluies sont attendues, avec un effet domino qui pourrait perturber les conditions météorologiques mondiales pendant plusieurs mois.
Le phénomène monte en puissance et ses effets attendus
La montée d’El Niño devrait se poursuivre à l’automne boréal, entre septembre et novembre 2026. Selon l’OMM, les températures de surface dans le centre et l’est du Pacifique équatorial pourraient afficher des anomalies supérieures à 2 °C, un seuil jugé déterminant pour estimer l’ampleur des conséquences mondiales. Les modèles de prévision concordent largement, ce qui donne un niveau de confiance élevé aux projections.
El Niño modifie les régimes de vents et de précipitations à l’échelle globale. Pour la période juillet à septembre 2026, l’OMM table sur une probabilité importante de températures au-dessus de la moyenne dans la plupart des zones peuplées, ce qui s’ajoute aux changements climatiques déjà observés. Les risques de températures extrêmes augmentent sensiblement.
Des pluies très différentes selon les régions
Les effets d’El Niño ne seront pas uniformes. Dans le Pacifique équatorial centre et est, une hausse des précipitations est prévue, tandis que l’océan Indien tropical pourrait connaître des niveaux de pluie inférieurs à la normale. Des déficits pluviométriques sont aussi anticipés sur le sous-continent indien, en Australie et dans plusieurs zones d’Afrique équatoriale, notamment dans la Corne de l’Afrique.
Les Caraïbes, le nord-ouest de l’Amérique du Sud et certaines parties de l’Amérique centrale pourraient aussi subir des baisses de précipitations. À l’inverse, le sud-ouest des États-Unis pourrait connaître des conditions plus humides que la normale. En Europe, le scénario diffère entre le nord et le sud : plus d’eau au sud, moins au nord, même si les prévisions y restent plus incertaines.
Ce que disent les épisodes précédents
Les épisodes récents d’El Niño, notamment ceux de 2023 et 2024, ont contribué à faire de ces années parmi les plus chaudes jamais enregistrées. Ils illustrent les effets potentiellement dévastateurs du réchauffement climatique et rappellent l’intérêt d’une coopération internationale renforcée pour la surveillance et la planification face à ce type d’événement.




