La mort de Gramma à 141 ans laisse un vide immense : la doyenne des tortues n’est plus

Gramma, la tortue géante des Galápagos, a vécu 141 ans, témoin d’une époque fascinante.

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La mort de Gramma à 141 ans laisse un vide immense : la doyenne des tortues n’est plus
La mort de Gramma à 141 ans laisse un vide immense : la doyenne des tortues n’est plus © RSE Magazine

Imaginez une créature qui a traversé deux guerres mondiales, la Grande Dépression et même l’arrivée des smartphones. C’est le parcours incroyable de Gramma, une tortue géante des Galápagos, symbole de longévité et figure emblématique du San Diego Zoo. Gramma, âgée de 141 ans à sa mort, a été un témoin vivant de l’histoire moderne.

Son long voyage

Née à la fin du XIXe siècle sur les îles Galápagos, Gramma a entamé son périple vers les États-Unis via le Bronx Zoo à New York. Elle est arrivée à la fin des années 1920 ou au début des années 1930. C’est là que commença sa vie au San Diego Zoo, où elle est rapidement devenue l’une des attractions les plus aimées et reconnaissables, le personnel la surnommait souvent la « reine du zoo ».

Gramma n’était pas juste une curiosité : c’était un point de repère pour des générations de visiteurs. Ses journées se résumaient à de longues siestes, des repas de verdure et surtout la mastication lente de sa laitue romaine sous le soleil californien. Sa nourriture préférée comprenait la laitue romaine et les fruits de cactus, ce qui amusait les visiteurs qui se penchaient par-dessus la rambarde pour l’observer.

Quand sa santé s’est dégradée

Ces dernières années, la santé de Gramma s’est détériorée, avec des problèmes osseux liés à l’âge qui rendaient son confort impossible à maintenir. C’est pour cette raison que le San Diego Zoo Wildlife Alliance a pris la difficile décision de l’euthanasier le 20 novembre dernier, confirme Radio France.

Les tortues géantes des Galápagos comme Gramma, représentants d’une biodiversité unique à leur archipel natal, affichent des longévités impressionnantes : certaines, comme Harriet, ont atteint près de 170 ans. Cette longévité s’explique par des adaptations comme un métabolisme très lent et la capacité à survivre des mois sans nourriture.

Conservation : un avenir incertain

Sur les 15 espèces ou sous-espèces de tortues géantes des Galápagos, trois sont déjà éteintes, et d’autres restent menacées. Les efforts menés par le Galápagos Conservancy et le Parc national des Galápagos ont permis de relâcher plus de 10 000 jeunes tortues dans la nature depuis le milieu des années 1960. Ces programmes visent à rétablir des populations qui, auparavant, se limitaient à quelques adultes.

Mais des menaces plus larges pèsent sur ces espèces déjà fragiles. Des changements environnementaux, comme l’appauvrissement en oxygène de la planète, et les effets des activités humaines compromettent leur survie. Leur faible rythme de reproduction et l’isolement insulaire compliquent encore la situation.

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