Des cercles de pierre repérés depuis l’espace en Égypte : les archéologues découvrent une civilisation préhistorique que personne ne soupçonnait

Des cercles de pierre découverts depuis l’espace en Égypte révèlent une civilisation préhistorique étonnante.

Publié le
Lecture : 2 min
Des cercles de pierre repérés depuis l'espace en Égypte : les archéologues découvrent une civilisation préhistorique que personne ne soupçonnait
Des cercles de pierre repérés depuis l’espace en Égypte : les archéologues découvrent une civilisation préhistorique que personne ne soupçonnait © RSE Magazine

Au printemps 2026, une découverte fascinante a été faite depuis l’espace : des cercles de pierre mystérieux ont été repérés dans le désert de l’Atbaï, une vaste étendue de sable qui s’étend entre l’Égypte et le Soudan. Ces vestiges, invisibles jusqu’ici au niveau du sol, témoignent de l’existence d’une civilisation préhistorique qui a prospéré il y a plusieurs millénaires. Cette trouvaille ne se contente pas de réécrire une partie de l’histoire humaine dans la région ; elle soulève aussi des questions sur des migrations culturelles et sur ce que le sol désertique pourrait encore cacher.

Repérés depuis l’espace

Les images satellites ont mis au jour des cercles de pierre alignés dans le désert de l’Atbaï, une longue bande aride d’environ 1 000 km située entre le Nil et la mer Rouge. Cette zone, à cheval entre l’est du Soudan et la Haute-Égypte, se trouve près d’anciens points d’eau qui étaient autrefois vitaux pour la faune et la flore locales. Près de 280 enclos circulaires identifiés ont été observés, avec des diamètres variant de 5 à plus de 80 mètres, et une architecture faite de pierres sèches qui montre la maîtrise et l’ingéniosité des anciens bâtisseurs.

Ces structures, nommées « Atbai Enclosure Burials », abritaient des sépultures humaines et animales, ce qui suggère des pratiques rituelles complexes, semblables à une structure souterraine récemment découverte en Égypte. Autour de ces enclos se dessine le portrait d’une civilisation qui, entre 4 500 et 2 500 av. J.-C., vivait essentiellement du pastoralisme bovin. Ces pasteurs nomades prospéraient alors que les rives du Nil voyaient apparaître les premiers pharaons, et ils ont laissé des traces d’un patrimoine social et culturel riche.

Une société bien organisée

Les recherches menées par des équipes de l’Université Macquarie, du laboratoire HiSoMA de Lyon et de l’Académie polonaise des sciences, publiées dans la revue African Archaeological Review, montrent une organisation sociale sophistiquée. Construire ces enclos funéraires demandait une coordination collective impressionnante, mobilisant des dizaines de personnes pendant de nombreux jours. Le troupeau avait une forte valeur symbolique et était étroitement lié à l’identité et au statut social des individus.

L’idée d’une hiérarchie sociale se retrouve aussi dans les pratiques funéraires, où des restes humains et bovins étaient enterrés côte à côte. Comme le note le média En-vols.com, ces monuments indiquent que « le Sahara n’était pas un ‘vide’ entre civilisations », ce qui suggère des liens culturels et commerciaux entre les populations de la région.

Menaces et perspectives pour la recherche

Malgré leur grande valeur archéologique, ces enclos sont menacés par l’expansion de l’exploitation minière, ce qui souligne leur fragilité et l’importance de les conserver. La préservation de ces trésors archéologiques reste primordiale pour mieux comprendre cette civilisation qui a vécu alors que le Sahara s’asséchait à la fin de la période humide africaine.

Laisser un commentaire