Des avions volent à basse altitude dans le Gard et pulvérisent un produit inconnu près des côtes : que se passe-t-il vraiment ?

Des avions pulvérisent un liquide blanc sur le littoral méditerranéen, suscitant curiosité et inquiétude.

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Des avions volent à basse altitude dans le Gard et pulvérisent un produit inconnu près des côtes : que se passe-t-il vraiment ?
Des avions volent à basse altitude dans le Gard et pulvérisent un produit inconnu près des côtes : que se passe-t-il vraiment ? © RSE Magazine

Depuis plusieurs jours, des habitants du littoral méditerranéen, notamment le long du littoral du Gard, observent des avions qui volent très bas. Ces manœuvres inattendues ont attiré l’attention des riverains, d’autant plus que les appareils pulvérisent un liquide blanc mystérieux. En réalité, il s’agit d’une opération annuelle visant à lutter contre la prolifération des moustiques.

Les témoignages se multiplient, avec des scènes similaires rapportées à La Grande-Motte et Lunel. Une commerçante de La Grande-Motte a été l’une des premières à en parler sur Facebook, racontant sa surprise devant ce spectacle peu commun. Une autre utilisatrice a dit avoir vu exactement la même chose à Lunel. Ces interventions sont menées par l’Entente interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen (EID), dont l’objectif est de réduire les nuisances causées par les moustiques, surtout après les assèchements de marais dans les années 1960 qui avaient favorisé une prolifération massive de ces insectes.

Où ça se passe

La vaste zone concernée par ces opérations couvre notamment le département du Gard et la frontière avec l’Hérault. Des communes comme La Grande-Motte, Lunel, et, à proximité, les zones humides proches de la Méditerranée sont ciblées. Ces espaces marécageux sont importants, car ce sont justement là que les larves de moustiques se développent.

L’utilisation de moyens aériens, incluant avions, hélicoptères et drones, permet d’atteindre efficacement ces secteurs difficiles d’accès. Selon Cécile Emin, chargée de communication à l’EID, cette stratégie est en place depuis 1960 : « Les pulvérisations ont débuté en 1960 car, à l’époque, c’était un fléau. Afin de construire, des marais ont été asséchés et cela a favorisé l’essor des larves de moustiques. », cite Actu Occitanie. Le programme se répète régulièrement et s’est intensifié avec les pluies récentes qui créent des conditions favorables à la reproduction des moustiques.

Comment on procède pour démoustiquer

La pulvérisation vise surtout les larves de moustiques, pour rendre la vie plus supportable aux habitants et aux nombreux touristes du littoral. Plus de 1 300 hectares de zones humides ont été traités en 2026, avec un recours important aux moyens aériens pour près de la moitié de cette superficie. L’année précédente, plus de 4 371 hectares avaient été couverts dans le Gard.

Le produit utilisé, le Bti (Bacillus thuringiensis israelensis), est un bio-insecticide d’origine naturelle, autorisé dans toute l’Europe. Son efficacité est estimée entre 85 % et 90 %, ce qui montre une performance notable sur plusieurs centaines d’hectares. Mme Emin souligne : « On essaie de traiter efficacement toute l’année. Si on ne faisait rien, ce serait invivable pour les populations du littoral. »

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