Ces minuscules particules de plastique qui flottent dans l’air accélèrent le réchauffement climatique : les climatologues alertent sur un danger que personne n’avait anticipé

Saviez-vous que les particules plastiques contribuent à 16,2 % du réchauffement climatique, tout comme le carbone noir ?

Publié le
Lecture : 2 min
Ces minuscules particules de plastique qui flottent dans l'air accélèrent le réchauffement climatique : les climatologues alertent sur un danger que personne n'avait anticipé
Ces minuscules particules de plastique qui flottent dans l’air accélèrent le réchauffement climatique : les climatologues alertent sur un danger que personne n’avait anticipé © RSE Magazine

La pollution plastique est devenue omniprésente, touchant tous les recoins de la planète. Des abysses océaniques aux sommets des montagnes, de l’Arctique à l’Antarctique, micro et nanoplastiques envahissent l’environnement, atteignant même des zones reculées comme l’Arctique et l’Antarctique. Les scientifiques du monde entier cherchent à comprendre leurs véritables effets sur les écosystèmes et sur le climat. Des recherches récentes menées par des équipes chinoises et américaines, dont Drew Shindell (université Duke), tentent d’éclairer ces questions.

Où se répartit ce plastique dans le monde ?

Partout. Les microparticules (entre 1 μm et 5 mm) et les nanoparticules (inférieures à 1 μm) proviennent surtout de l’usure des freins, des pneus et de la dégradation des déchets plastiques sous l’effet du temps, des rayons UV et de l’abrasion mécanique. Transportées par le vent, ces particules contribuent à la pollution urbaine, atteignant même des zones reculées. Ces particules atteignent même des zones reculées comme l’Arctique et l’Antarctique, ce qui montre l’ampleur de la dispersion par les vents et les courants océaniques.

Ce que ça fait à la nature et aux organismes

On commence à mieux voir les effets néfastes de ces fragments de plastique, un danger qu’on ne voit pas, sur les organismes et leurs habitats. Ces particules véhiculent des produits chimiques toxiques et perturbent les milieux naturels, explique le magazine Le Temps. Les conséquences directes incluent la dégradation des écosystèmes et des atteintes physiques à la faune locale. Reste une question importante : ces particules influent-elles aussi sur la température globale ? C’est précisément ce que cherchent à déterminer les recherches récentes sur la contamination de l’air par les micro- et nanoplastiques.

Ce que disent les nouvelles mesures sur le forçage radiatif

Des travaux de chercheurs chinois et américains, publiés dans la revue Nature Climate Change et présentés lors d’une conférence de presse le 30 avril, apportent des éléments nouveaux. Les équipes ont utilisé de la spectroscopie électronique à haute résolution pour analyser comment des particules plastiques de différentes couleurs interagissent avec la lumière solaire. Leurs résultats montrent que le forçage radiatif des particules colorées représente 16,2 % de celui induit par les émissions de carbone noir, ce qui indique une contribution non négligeable au réchauffement climatique mondial. Concrètement, le forçage radiatif moyen pour les nanoparticules colorées est estimé à 0,033 ± 0,019 W/m², tandis que celui des microparticules atteint 0,006 ± 0,003 W/m².

Laisser un commentaire