Au cœur de la beauté des chutes d’Iguazú, classées au Patrimoine Naturel de l’Humanité, une découverte a fait réagir les défenseurs de la nature. Lors d’une opération de nettoyage effectuée le 15 avril 2026 sous la supervision du Parc national d’Iguazú, plus de 400 kg de pièces de monnaie, ainsi qu’une multitude d’autres déchets, ont été extraits du lit du fleuve, confirme La Voz. Ce constat montre l’ampleur de la pollution durable et la nécessité de revoir certaines pratiques touristiques dans ces sites naturels emblématiques.
Quand le fleuve s’est mis à baisser comme jamais
L’opération a été rendue possible par une situation exceptionnelle : le débit du fleuve Iguazú, habituellement d’environ 1,5 million de litres par seconde, était descendu à environ 500 000 litres par seconde. Cette baisse, une première historique, a permis aux équipes d’accéder à des zones normalement immergées et de constater l’accumulation des déchets.
Sous la conduite des équipes du Parc national d’Iguazú et avec l’aide de spécialistes de la conservation, une large gamme de déchets a été récupérée. En plus des pièces de monnaie, les équipes ont retiré des bouteilles en plastique, des bouchons, des piles, ainsi que des objets électroniques.

Les touristes et leurs mauvaises habitudes
Les chutes d’Iguazú attirent chaque année un nombre impressionnant de visiteurs qui, souvent par habitude ou croyance, font des comportements irresponsables, comme jeter des pièces dans l’eau pour faire un vœu ou porter chance. Malgré l’interdiction stricte au sein du parc, des milliers de touristes continuent ces gestes, contribuant sans le savoir à des dégâts durables pour l’environnement.
Un opérateur de l’opération a expliqué : « Malheureusement, les gens viennent ici et, au lieu de profiter du paysage, finissent par croire que s’ils jettent une pièce et font un vœu, celui-ci se réalisera. » Il a aussi souligné les dommages collatéraux graves causés par ces actions : « Cela entraîne des dégâts importants sur l’environnement, car les pièces peuvent s’oxyder, contaminer l’eau et qu’un animal puisse les ingérer en les prenant pour de la nourriture. »
Ce que ça produit sur la nature et ce qu’on envisage de faire
La corrosion des pièces libère des métaux qui altèrent la qualité de l’eau et perturbent les conditions naturelles du fleuve, un phénomène similaire à la pollution marine observée ailleurs. Ce phénomène met en danger la faune aquatique locale, déjà fragilisée par d’autres polluants tels que le plastique et les déchets électroniques. Selon une source liée à l’opération, « la présence de métaux et de plastiques dans l’eau altère les conditions naturelles du fleuve et affecte les espèces qui habitent la zone. »
En réponse à cette situation alarmante, les responsables du parc demandent de renforcer les campagnes de sensibilisation environnementale pour préserver l’intégrité de l’un des principaux sites menacés naturels de l’Argentine.








