Le retour des beaux jours ramène le bourdonnement des fleurs, mais aussi un invité indésirable : le frelon asiatique. Découvert pour la première fois en 2004 dans le Sud-Ouest de la France, il s’est répandu sur tout le territoire et la pression qu’il exerce sur les écosystèmes augmente chaque année.
Les frelons, une vraie menace pour la biodiversité
Chaque printemps, ce prédateur revient en activité et peut rendre certains extérieurs difficiles à fréquenter. Les vieux pièges artisanaux, souvent des bouteilles en plastique découpées, ont montré leurs limites : peu efficaces et nuisibles pour d’autres insectes indispensables comme les papillons et les abeilles, qui se retrouvent piégés.
La période à surveiller commence dès la mi-avril, avec l’apparition des reines fondatrices, appelée « pic absolu de fondation ». Selon le 20 Minutes, éliminer une seule reine à ce stade, c’est empêcher la naissance d’un nid entier pouvant compter plusieurs milliers d’individus, autant de prédateurs en moins pour la faune locale.
Une solution plus ciblée et chirurgicale
Pour éviter les dégâts collatéraux des méthodes anciennes, une méthode écologique a été développée : le piège dit « chirurgical ». Le principe est simple mais soigné : utiliser des bouteilles en plastique modifiées avec un perçage calibré. L’entrée est percée entre 8 et 9 mm, dimension adaptée pour attirer en priorité les reines frelons. Des petits trous d’évasion d’environ 3 mm permettent aux autres insectes de s’échapper.
L’efficacité repose aussi sur un appât bien pensé : 250 ml de bière brune ou ambrée, 250 ml de vin blanc sec, et deux cuillères à soupe de sirop de cassis ou de grenadine. Ces méthodes innovantes sont essentielles pour protéger les abeilles. Le vin blanc joue un rôle clé en dégageant un parfum alcoolisé qui repousse les abeilles.








