L’Antarctique, toujours plein de mystères, a encore livré une surprise. En février 2026, une équipe à bord du brise-glace Polarstern, opérant pour l’Institut Alfred Wegener (AWI), a mis au jour une île inconnue dans la mer de Weddell, confirme Science et Vie. Cette trouvaille montre à quel point notre carte du monde reste imparfaite et pose des questions sur les effets du réchauffement climatique dans les zones polaires.
Comment la découverte a eu lieu
La découverte s’est faite par hasard, quand le Polarstern a cherché refuge derrière l’île Joinville pour échapper à une tempête inattendue. Sous la direction de l’expert en cartographie sous-marine Simon Dreutter, l’équipe a exploré la zone avec des sonars et des systèmes LiDAR laser pour dresser la carte de l’île fraîchement révélée.
Ce qui paraissait d’abord être un « iceberg sale » s’est finalement avéré « probablement un rocher », selon Simon Dreutter. L’île mesure 130 mètres de long, 50 mètres de large, et culmine à 16 mètres. Sa superficie équivaut à celle de la Maison-Blanche à Washington, soulignant combien sa présence était inattendue au cœur de la mer de Weddell.
Autre détail surprenant : elle se situe à 1,8 km de l’emplacement figurant sur les cartes précédentes, une différence qui n’avait jamais été détectée jusqu’ici.
Mission, équipe et matériel
À l’origine, le Polarstern devait étudier l’écoulement des glaces sur le plateau de Larsen, mais ce besoin d’abri a finalement mené à la découverte. Le chef de la bathymétrie à l’AWI, Boris Dorschel-Herr, a supervisé l’exploration et la cartographie bathymétrique de l’île.
Les 93 scientifiques à bord ont été au centre du relevé des fonds marins et de la collecte des données nécessaires pour assurer une navigation sûre autour de cette nouvelle formation terrestre.








