Pourquoi il ne faut jamais mettre un t-shirt dans la poubelle, même s’il est inutilisable : les recycleurs expliquent

Chaque année, 2,6 milliards de vêtements sont vendus en France, mais beaucoup finissent à la poubelle.

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Pourquoi il ne faut jamais mettre un t-shirt dans la poubelle, même s'il est inutilisable : les recycleurs expliquent
Pourquoi il ne faut jamais mettre un t-shirt dans la poubelle, même s’il est inutilisable : les recycleurs expliquent © RSE Magazine

Dans un monde où l’industrie textile joue un rôle majeur, la gestion des vêtements en fin de vie pose de vraies questions environnementales. En France, 2,6 milliards de vêtements sont vendus chaque année, soit 39 vêtements par habitant. Pourtant, beaucoup de pièces finissent oubliées au fond d’un placard ou, pire, à la poubelle. Jeter un vêtement abîmé peut paraître anodin, mais ce geste a des conséquences écologiques néfastes et des règles juridiques qui se resserrent.

Des conséquences environnementales lourdes et une loi de plus en plus stricte

Le secteur textile représente 4 % à 8 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Pour donner une idée, un jean nécessite 9 000 litres d’eau pour être produit, et les microfibres représentent une part importante des déchets plastiques dans les océans. Face à ces chiffres, il faut revoir nos habitudes de consommation. La Loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire (AGEC), qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2025, interdit de jeter des textiles dans les poubelles classiques, rapporte TF1 Info. Cela concerne les vêtements, les sous-vêtements usagés et divers autres textiles dans le cadre de l’économie circulaire.

Par ailleurs, 62 % des vêtements finissent encore en décharge ou sont incinérés, souvent sous l’effet de la fast‑fashion. En Europe, malgré une augmentation de 40 % des achats vestimentaires par habitant en quinze ans, beaucoup de vêtements sont oubliés et leur durée de vie a été divisée par deux.

De nouveaux réflexes simples à adopter

Plusieurs alternatives existent pour réduire son empreinte environnementale. En collaboration avec des organismes comme l’Ademe, il est conseillé de :

  • déposer les vêtements en bon état dans des recycleries,
  • donner à des associations,
  • revendre via des boutiques de seconde main ou des plateformes comme Vinted ou Le Bon Coin.

Les vêtements doivent être déposés propres et secs dans des conteneurs dédiés aux textiles, que l’on trouve sur la voie publique ou en déchèterie.

Pour les pièces abîmées mais réparables, un dispositif incitatif existe. Le « bonus réparation » permet d’obtenir une remise immédiate chez des réparateurs labellisés, couvrant jusqu’à 25 € pour un changement complet de doublure. Ce soutien, piloté par le ministère de l’Économie, vise à allonger la durée de vie des vêtements et à réduire les déchets.

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