Les superb fairy-wrens, oiseaux bien connus des jardins australiens, risquent de disparaître. Cette issue dramatique résulte de nombreux effets du changement climatique accumulés au fil des années dans leur habitat naturel. Une étude récemment publiée dans Nature Communications tire la sonnette d’alarme et insiste sur la nécessité d’agir en matière de conservation.
Surveillance : un déclin qui inquiète
L’étude a été menée par l’équipe dirigée par Andrew Cockburn, professeur émérite à l’Australian National University. Le site d’étude, d’une étendue de 59,8 hectares, se situe à Canberra, capitale intérieure de l’Australie. Cockburn et son équipe ont analysé des registres de reproduction, de décès et d’arrivées de nouveaux individus sur une période s’étendant de 2022 à 2100. Ils montrent que le changement climatique agit sur la population de plusieurs façons. Les chercheurs ont identifié 11 voies différentes par lesquelles le climat influence la vie des oiseaux.
Parmi les phénomènes climatiques qui pèsent sur la population, les printemps secs réduisent la fécondité en diminuant le nombre d’insectes disponibles, illustrant le déclin des insectes. Les hivers chauds et les abaissent la survie en perturbant le calendrier des ressources alimentaires. Ensemble, ces variations atteignent la limite de tolérance de l’espèce, par accumulation d’effets qui conduisent à une perte de capacité de remplacement.
Méthode : un outil pour mesurer les effets du climat
L’étude s’appuie sur un modèle de population intégré, qui combine des comptages avec des données sur les événements de vie pour tester l’influence de la pluie et de la température sur la survie et le succès de reproduction des superb fairy-wrens. Les résultats montrent que la survie et la reproduction de ces oiseaux sont poussées en dessous du seuil de remplacement. Andrew Cockburn déclare : « Nous avons constaté que, même si les effets individuels du changement climatique sur les oiseaux sont faibles ou modérés, leur cumul devrait être catastrophique. »
Cette alerte doit retenir l’attention des décideurs en matière de conservation des écosystèmes. Il faut à la fois protéger les habitats locaux et réduire les émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale. Les projections indiquent que, sans interventions significatives, ces oiseaux risquent de disparaître, exacerbés par le réchauffement climatique. Les scénarios prévoient un risque d’extinction locale qui s’affirme vers 2059 à 2062 selon les conditions climatiques actuelles.








