La Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’Unesco a publié, le 23 février 2026, un rapport intitulé « La recherche intégrée sur le carbone océanique : une vision prête à être mise en œuvre« . Les contributeurs qualifient ce document « d’important », tandis qu’il est aussi décrit comme « pour le moins inquiétant ». Le rapport aborde des enjeux majeurs liés au rôle des océans dans l’adsorption et le stockage du carbone. Il pointe en particulier un manque critique de connaissances dans ce domaine, ce qui remet en question les prévisions climatiques et l’efficacité des stratégies d’adaptation face au réchauffement.
Un travail collectif à l’échelle mondiale
Ce rapport, relayé par Ouest France, est le fruit du travail de 72 auteurs, issus de 23 pays. Cette diversité montre l’ampleur internationale et la collaboration scientifique qu’il faut pour comprendre et traiter les questions autour du carbone océanique. Le document a été réalisé sous l’égide de la COI, la branche intergouvernementale de l’Unesco dédiée à la coopération mondiale en océanographie.
Les 72 auteurs n’ont pas été identifiés individuellement dans les données fournies, et la liste complète des 23 pays d’origine n’a pas été précisée. Pourtant, cette collaboration met en lumière l’engagement mondial pour répondre aux défis climatiques.
Un manque de connaissances et ce que ça implique pour le climat
Le constat majeur de l’étude met en avant un « manque critique de connaissance du processus d’adsorption et de stockage du carbone par les océans », selon le Dr Kirsten Isensee, spécialiste du programme sur le carbone océanique. Cette lacune dans la compréhension des mécanismes océanographiques pourrait « ébranler les prévisions climatiques actuelles ». Rappelons que les océans jouent un rôle clé dans la régulation du climat en absorbant de grandes quantités de dioxyde de carbone.
Cette situation pose aussi des questions pour les décennies à venir : les politiques d’adaptation au changement climatique sont-elles vraiment efficaces si elles reposent sur des connaissances incomplètes ? Le rapport incite à repenser ces stratégies et à intégrer rapidement et précisément les dynamiques du carbone océanique.
Un rapport qui vise l’avenir
Globalement orienté vers l’action, le rapport appelle à mieux intégrer la recherche sur le carbone océanique. Il insiste sur la nécessité de combler les lacunes identifiées afin d’élaborer des solutions climatiques plus robustes et adaptées. L’objectif final est de garantir que les réserves naturelles des océans continuent de jouer leur rôle vital dans l’absorption du carbone et la régulation climatique.
La situation actuelle demande aux décideurs politiques et aux scientifiques de travailler plus étroitement pour transformer cette vision en réalité. Intégrer les connaissances sur les processus océanographiques dans les modèles climatiques pourrait être déterminant pour les décisions mondiales à venir en matière d’environnement.








