Écologie : pourquoi les voitures électriques restent plus propres que les thermiques aux États-Unis

Les voitures électriques pourraient réduire les émissions de CO2 de 70% par rapport aux véhicules thermiques !

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Écologie : pourquoi les voitures électriques restent plus propres que les thermiques aux États-Unis
Écologie : pourquoi les voitures électriques restent plus propres que les thermiques aux États-Unis © RSE Magazine

Une étude récente réalisée par des chercheurs de l’université du Michigan et parue le lundi 25 août dans la revue « Environmental Science & Technology«  montre que les voitures électriques pourraient bien aider à diminuer les émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis. Alors que l’électricité américaine est encore majoritairement produite à partir de sources fossiles, ces résultats laissent entrevoir des perspectives intéressantes pour le futur énergétique du pays.

L’électricité aux États-Unis : beaucoup de CO2

Ici, la production d’électricité repose toujours largement sur des combustibles comme le gaz et le charbon. Chaque kilowattheure généré rejette environ 424 grammes d’équivalent CO2, bien plus que dans plusieurs pays européens. Pour comparer, en Allemagne ce chiffre est de 269 grammes, au Royaume-Uni de 195 grammes, en Norvège de 36 grammes et en France de 26 grammes. Ce niveau élevé de CO2 complique les efforts visant à réduire la pollution globale.

Les atouts écologiques des voitures électriques

Même si leur fabrication engendre un bilan carbone plus élevé, les voitures électriques se révèlent plus respectueuses de l’environnement sur l’ensemble de leur cycle de vie comparées aux voitures thermiques. Par exemple, la production d’une voiture électrique émet environ 12 tonnes d’équivalent CO2, alors qu’un SUV thermique en rejette moins de 8 tonnes. Toutefois, sur une durée d’utilisation moyenne de 15 ans (avec 337 000 km parcourus), un SUV thermique émet environ 84 tonnes d’équivalent CO2, contre seulement 18 tonnes pour une voiture électrique.

Les avantages se confirment lorsqu’on compare différents modèles : un véhicule électrique (avec une autonomie de 482 kilomètres) émet environ 30% de CO2 en moins qu’une voiture hybride rechargeable, environ 60% de moins qu’une hybride non rechargeable et près de 70% de moins qu’une voiture à moteur thermique fonctionnant à l’essence. Le débat sur la pollution des voitures électriques continue de susciter des discussions parmi les experts et les industriels.

Des cas précis et l’électrification mondiale

L’étude met également en avant des exemples concrets. Dans le comté d’Apache (Arizona), par exemple, un pick-up électrique parvient à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40% par rapport à un pick-up à moteur thermique. À l’échelle mondiale, la part des voitures électriques varie beaucoup : elles ne représentent actuellement que 2,7% du parc automobile aux États-Unis, contre 4,4% au sein de l’Union européenne et déjà 11% en Chine. Ces chiffres montrent bien que pour atteindre ses objectifs climatiques, les États-Unis doivent accélérer leur transition vers l’électrification. L’interdiction des véhicules thermiques en Californie aurait pu accélérer la transition vers des options plus écologiques.

Méthodes de l’étude et perspectives à venir

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont élaboré un modèle statistique sophistiqué qui prend en compte plusieurs éléments, comme le profil type du conducteur américain et la teneur en CO2 de l’électricité locale. Elizabeth Smith, co-auteure de l’étude, explique avec ses collègues qu’ils ont été « les premiers à démontrer que l’électrification permettait de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans tous les comtés américains ». La pollution des bornes de recharge est un autre aspect à considérer dans l’évaluation des impacts environnementaux des voitures électriques.

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