Coup dur pour la planète : les Etats-Unis se retirent de l’accord de Paris

Le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris pourrait générer jusqu’à 4 milliards de tonnes de CO2 en plus d’ici 2030.

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Coup dur pour la planète : les Etats-Unis se retirent de l'accord de Paris
Coup dur pour la planète : les Etats-Unis se retirent de l’accord de Paris © RSE Magazine

Le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris a été annoncé par Donald Trump, marquant une nouvelle étape dans la politique climatique américaine. Cette décision, qui a fait jaser à l’international et attisé les débats chez nous, soulève bien des questions sur l’avenir de la politique énergétique américaine et la manière dont la planète va s’en sortir. En sortant de cet accord historique, les États-Unis se retrouvent aux côtés de l’Iran, du Yémen et de la Libye en tant que seuls pays non signataires, ce qui laisse planer des incertitudes sur les projets de réduction des émissions dans le monde.

Un retrait qui fait débat

Moins de 24 heures après avoir pris ses fonctions en 2017, Donald Trump avait déjà retiré les États-Unis de l’Accord de Paris. Ce geste aura même été réitéré lors de son retour à la présidence en 2025. Pour Trump, cet accord représente un « vol unilatéral » contre les intérêts américains et il le qualifie de « arnaque unilatérale et injuste ». Selon les règles des Nations unies, ce retrait sera effectif un an après son annonce, alors que la première fois, il avait fallu trois ans pour officialiser le changement.

L’Accord de Paris, signé lors de la COP21 en 2015 par 196 parties, a pour objectif de limiter le réchauffement à +1,5 °C, voire à +2 °C d’ici la fin du siècle. Le départ des États-Unis inquiète certains, surtout que des pays comme l’Argentine ou la Russie pourraient envisager la même démarche. Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a d’ailleurs parlé de « coup dur » pour la coopération mondiale.

La politique énergétique à la Trump

Sous Donald Trump, la politique énergétique affiche clairement une volonté de relancer l’exploration pétrolière et gazière aux États-Unis, s’inscrivant dans mesures anti-environnementales. Soutenu par l’industrie des combustibles fossiles avec 75 millions de dollars, Trump a même déclaré l’état d’« urgence énergétique nationale ». Parmi les mesures phares, on trouve la levée de l’interdiction des forages en mer, notamment au large de l’Alaska dans le détroit de Bering.

Une étude de Carbon Brief prévoit que ces nouveaux forages pourraient générer 4 milliards de tonnes de CO2 supplémentaires dans les émissions américaines d’ici 2030, ce qui correspond aux émissions annuelles cumulées de l’Union européenne et du Japon. Parallèlement, les projets d’énergies renouvelables ont été mis sur pause tandis que les réglementations environnementales mises en place sous l’administration Biden ont été mises de côté.

Une approche différente sous Biden

Avec Joe Biden, les États-Unis avaient opté pour une autre manière de faire face au réchauffement climatique. Son administration souhaitait diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 65 % d’ici 2035 par rapport aux niveaux de 2005. Même s’il a délivré un nombre record de 758 permis de forage en une seule année, ses politiques étaient cependant davantage orientées vers le développement des énergies renouvelables.

En 2024, les émissions américaines ont stagné alors qu’elles avaient diminué en 2023. L’Agence de protection de l’environnement (EPA) avait introduit des règles pour cibler entre 35 % et 56 % des ventes de véhicules électriques d’ici 2032, favorisant l’électrification des transports.

Les réactions d’ailleurs et les conséquences sur le climat

Le retrait des États-Unis a déclenché un éventail de réactions à l’international. La Chine a exprimé son inquiétude face à cette décision, rappelant que le changement climatique est un défi qu’aucun pays ne peut relever seul. Aux États-Unis, plus de la moitié de la population désapprouve ce retrait, selon un sondage réalisé par Associated Press.

Les récents événements climatiques viennent renforcer ces inquiétudes : des incendies dévastateurs en Californie ont causé d’importants dégâts humains et matériels ; des ouragans comme Helene et Milton ont frappé le sud-est du pays ; et 2024 a marqué la première année où la température mondiale moyenne a dépassé +1,5 °C par rapport aux niveaux d’avant l’ère industrielle.

Même si certains dirigeants américains continuent de se battre pour des objectifs climatiques mondiaux – une activité qui représente environ 74 % du PIB américain –, l’instabilité politique crée un climat de prudence chez de nombreux investisseurs internationaux, accentuant l’incertitude économique. Ces derniers attendent une plus grande stabilité avant de s’engager dans des investissements verts considérables, estimés à environ 2 milliards $ US / an, enregistré récemment grâce à l’essor rapide du secteur des énergies propres, selon Simon Stiell, expert reconnu dans le domaine.

3 réflexions au sujet de “Coup dur pour la planète : les Etats-Unis se retirent de l’accord de Paris”

  1. C’est une très bonne nouvelle pour le bon sens et la raison, car nous en avons par-dessus la tête des mensonges des alarmistes climatiques, de la Commission et des gouvernements européens et de leur folle et destructrice idéologie anti-CO2 anthropique qui n’a aucune justification.Voyons ce qu’en dit le GIEC (SPM 2021) : « Chaque 1000 Gt d’émissions cumulées de CO2 génère un réchauffement de 0,45°C. Chaque tonne de CO2 ajoute au réchauffement climatique. » Les émissions annuelles de l’Europe sont de 2,7 Gt CO2. Si les objectifs du Green Deal, soit zéro émissions européennes en 2050, étaient atteints, la réduction des émissions cumulées de l’UE à la fin du siècle serait de 200 Gt et donc la réduction de la température terrestre serait de 0, 09°C (0, 45. 200/1000), donc non significative. Donc réduire nos émissions de CO2 est absurde, inutile mais destructeur de l’économie européenne. Et Trump a bien raison de mettre un bon coup de pied dans la fourmilière verte.

  2. Mais qui osera enfin dire à cet americain blondasse debile ce que le reste du monde pense de lui ? Il se fiche bien du climat à son âge, dans moins de 10ans il ne sera plus là, mais qu’il pense donc aux enfants qui seront adultes quand enfin lui ne sera plus de ce monde ! Il est en train de démolir son pays et cela ne lui suffit pas, il veut entrainer le monde dans cette débâcle. Cet homme est ce qui pouvait arriver de pire à l’Amérique, Elon Musk vient de le comprendre, cela lui a coûté près de cent milliards de dollars ! (Pas de panique,il lui en reste 200 milliards !)

  3. Coup dur pour la planète? NIET! C’est une excellente nouvelle pour nombre de peuples de la Terre.

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