L’État américain d’Hawaï fait un grand pas pour combattre le réchauffement climatique en augmentant sa taxe hôtelière. L’idée, c’est de réunir des fonds pour atténuer les conséquences du réchauffement dans cet archipel particulièrement vulnérable.
Lancement et annonce de la nouvelle loi
Le bureau du gouverneur d’Hawaï a dévoilé cette nouvelle loi le vendredi 2 mai, une première à l’échelle du pays. Le gouverneur Josh Green, grand partisan de cette mesure, a affirmé : « Cette législation, que j’ai l’intention de signer, est la première du genre ». Par là, Hawaï devient le tout premier État américain à instaurer une « redevance climatique » ou « taxe verte » sur les hébergements touristiques.
Cette décision arrive à un moment où les effets du réchauffement se font de plus en plus sentir. Par exemple, l’île de Maui vient d’être ravagée par un incendie dévastateur, qui a coûté la vie à plus de 100 personnes et occasionné des milliards de dollars de dommages.
Comment ça marche et à quoi sert la taxe
La nouvelle loi prévoit une hausse de 0,75% sur la taxe applicable aux hébergements de courte durée, que ce soit les hôtels ou les locations touristiques. Avant ce changement, la taxe de séjour était déjà de 10,25%, à laquelle s’ajoutait une taxe des comtés de 3%. Après l’augmentation, le taux total grimpera ainsi à 14%.
Le principal objectif est de mettre ces fonds au service d’actions destinées à limiter les risques d’incendies et autres catastrophes liées au réchauffement climatique (selon Josh Green, cette mesure est indispensable pour faire face aux dangers liés aux incendies qui se multiplient avec la crise environnementale). La collecte annuelle attendue avoisine les 100 millions de dollars, une somme qui pourrait bien aider à protéger les îles hawaïennes.
Effets sur l’économie et l’environnement
Hawaï attire environ 10 millions de touristes chaque année, soit un quart du budget total de l’archipel. Ces visiteurs jouent donc un rôle important dans l’économie locale. En instaurant cette « taxe verte », Hawaï cherche non seulement à protéger son environnement unique, mais aussi à assurer la pérennité économique face aux défis climatiques qui s’intensifient.
Les fonds récoltés serviront, entre autres, à investir dans des infrastructures résistantes et dans des initiatives écologiques destinées à préserver l’écosystème fragile des îles hawaïennes (une démarche qui pourrait bien inspirer d’autres États américains à suivre cette voie innovante).








