Saints de Glaces 2025 : les 3 jours les plus redoutés par les jardiniers approchent

Les saints de glace, un mythe ou une réalité ? Saviez-vous qu’en Auvergne, aucune gelée n’a été observée pendant cette période, sauf en 2018 ?

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Saints de Glaces 2025 : les 3 jours les plus redoutés par les jardiniers approchent
Saints de Glaces 2025 : les 3 jours les plus redoutés par les jardiniers approchent © RSE Magazine

Chaque année, en mai, jardiniers et agriculteurs restent sur le qui-vive face à un phénomène bien ancré dans nos traditions : les saints de glace. Ces dates symboliques marquent une période où les gelées tardives semblent reposer au coin de la rue. Mais avec les transformations climatiques en cours, on peut se demander si cette vieille croyance tient encore la route. Allez, on fait le point sur les faits et les histoires qui entourent ces mystérieux saints.

Les saints de glace et leurs histoires

Les saints de glace, qu’on célèbre le 11, 12 et 13 mai, sont souvent liés à une chute brutale des températures. On parle notamment de Saint Mamert le 11 mai, Saint Pancrace le 12 mai et Saint Servais le 13 mai. Un proverbe bien connu dit d’ailleurs : « Les Saints Servais, Pancrace et Mamert : à eux trois, un petit hiver ». D’après Christian Rougeron, vice-président des Jardiniers de Pays d’Auvergne, ces dates servent de repère pour savoir si les dernières gelées ont bien tiré leur révérence.

Pourtant, les observations météo ajoutent une petite nuance. En Auvergne, entre 2004 et 2024, aucune gelée n’a été recensée pendant cette période, sauf en 2018 où une température avoisinant le gel à 0,2 degré avait été notée au Puy-Chadrac. Mickaël Oquidan-Kaiser, prévisionniste chez Météo France, rappelle que le risque de gelées tardives reste bel et bien présent pendant ces jours.

Observations météo récentes

Les mesures montrent que la date de la dernière gelée peut varier pas mal d’une année à l’autre. À Vichy, la dernière gelée a été observée le 17 mai 2012, tandis qu’au Puy, ce fut le 27 mai 2013. Clermont-Ferrand a enregistré sa dernière gelée le 6 mai 2019, et Aurillac le 17 mai 2023. Il y a même des records historiques, comme la gelée tardive du 4 juin 1962 à Vichy.

Pour que tout cela soit carré, les températures sont relevées à 1,50 mètre du sol sur un terrain qui représente bien la végétation environnante.

Les gelées printanières sont souvent dues à une descente d’air polaire sur la France. Ce phénomène se produit grâce à des hautes pressions qui se forment entre le Groenland, l’Islande et l’Europe occidentale. En d’autres termes, l’air frais venu de Sibérie, accompagné d’un vent glacial du Nord-Est, peut bien foutre un sacré coup de froid.

Mickaël Oquidan-Kaiser conseille aux jardiniers de rester prudents, car il peut y avoir un écart de 5 à 8 degrés entre les températures mesurées sous abri et celles du niveau du sol. Par ailleurs, le réchauffement de la planète semble décaler un peu les périodes de gel.

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