Poppins : l’arme douce de Lucie Basch pour dynamiter la surconsommation

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Savoir quelles sont les applications qui nous surveillent
Poppins : l’arme douce de Lucie Basch pour dynamiter la surconsommation © RSE Magazine

Le 8 avril 2025, Lucie Basch, connue pour avoir déjà secoué la planète gaspillage avec Too Good To Go, a lancé une nouvelle application baptisée Poppins. À mi-chemin entre engagement écologique, pragmatisme économique et innovation d’usage, Poppins s’impose comme une réponse directe à l’accumulation absurde d’objets inutilisés. Son ambition ? Remplacer la propriété par le partage. Rien que ça.

Poppins : quand le partage d’objets devient une arme de l’économie circulaire

Derrière Poppins, on retrouve une équipe de choc : Lucie Basch en tête, flanquée de trois anciens de Too Good To GoJonas Mallisse, Franco Prontera et Loïck Le Digabel. Leur crédo ? « Passer de la propriété individuelle à la prospérité collective ». Et pour ça, ils ont imaginé une application simple mais percutante : chacun peut y proposer ou emprunter des objets du quotidien, en quelques clics.

L’interface géolocalisée permet de découvrir tout ce qui se cache dans les placards des voisins : perceuses, yaourtières, poussettes, escabeaux, appareils à raclette… Des trésors qui ne demandaient qu’à sortir de l’oubli. En tout, ce sont 20 000 objets qui étaient disponibles dès le lancement officiel de l’appli, avec une présence plus dense en Île-de-France mais un déploiement national confirmé. Le modèle économique repose sur une commission de 15 à 20 % sur les locations. Concrètement, si vous louez une perceuse à 3 euros l’après-midi, 2,40 euros reviennent au propriétaire, 0,60 euro à Poppins, détaille RTL.

Poppins : une application pensée pour une nouvelle génération d’usages

« On a au moins 10 000 objets chacun, qui sont utilisés moins d’une fois par mois, pour 80 % d’entre eux », rappelle Lucie Basch dans les colonnes de Capital. Et elle enfonce le clou : « Maintenant avec Poppins, ce sera plus stylé d’aller emprunter ou louer, plutôt que d’acheter. » Loin d’être un gadget urbain pour bobos écolos, Poppins cible aussi bien les familles que les indépendants ou les étudiants. Le lien social, le désencombrement et les économies se conjuguent à un réflexe écologique fort : selon l’Ademe, 30 % des objets que nous possédons ne sont jamais utilisés. L’application entend s’imposer comme une alternative évidente à l’achat compulsif, dans un contexte d’inflation persistante.

Mais le projet ne s’arrête pas là. Des partenaires professionnels rejoignent déjà l’écosystème : DolceVia (mobilité douce), Play In Rivoli (jeux de société), ou encore Les Biens en Commun, spécialisés dans l’outillage. Ces commerçants proposent eux aussi leurs objets à la location. Un marché hybride se dessine, entre économie collaborative et services de proximité.

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