Vous faites une grosse erreur en jetant vos verres de table dans le bac à verre

Jeter vos verres de table dans le bac à verre pourrait compromettre tout le recyclage !

Publié le
Lecture : 2 min
Vous faites une grosse erreur en jetant vos verres de table dans le bac à verre
Vous faites une grosse erreur en jetant vos verres de table dans le bac à verre © RSE Magazine

La question du tri des déchets est partout dans le monde aujourd’hui. La France affiche un taux remarquable de 84 % de recyclage des emballages en verre en 2024, et essaie de montrer l’exemple. Pourtant, des erreurs persistent, comme jeter des objets en verre dans le mauvais bac, et ça compromet l’effort collectif nécessaire pour un recyclage qui fonctionne vraiment.

Le vrai casse-tête du tri des verres

Lors d’un grand tri, Romain, journaliste chez Ouest France qui a inspiré un article, demande : « Pourquoi ne peut-on pas les mettre dans les poubelles pour le verre ? ». Cette question montre qu’il faut comprendre pourquoi les verres de table n’ont pas leur place dans les bacs destinés aux emballages en verre, une erreur de tri courante.

Les verres (vaisselle, bougies, fenêtres, lunettes) ne se recyclent pas de la même manière que le verre d’emballage. Leur composition varie : certains sont en cristal, d’autres en borosilicate, tandis que les emballages sont faits de verre sodocalcique. Ces différences (notamment au niveau du point de fusion) peuvent perturber le recyclage des emballages et créer des défauts ou fragilités.

L’Ademe l’explique techniquement : « Le point de fusion non plus. C’est ce qui explique pourquoi ils ne peuvent pas être mélangés. Cela perturberait le recyclage du verre d’emballage et pourrait créer des incidents dans les fours verriers d’emballages. » La gestion du verre a un coût pour les collectivités d’environ 94 €/t, mais elle reste moins chère et plus durable que d’envoyer le verre aux ordures ménagères.

Des idées locales qui marchent

Face à cette confusion, des initiatives locales tentent de faire bouger les choses. Andreia Matos, fondatrice de l’atelier Verre d’Art à Le Crozet, a une approche artisanale intéressante. Elle dit : « Mon travail consiste précisément à recycler ce verre dit ‘non recyclable’ (vaisselle, vitraux, cristal, lustres) habituellement destiné à l’enfouissement. Je le transforme en créations artisanales durables, tout en développant une démarche locale de collecte et de sensibilisation. ». Des projets comme celui-ci permettent de sensibiliser autrement et de mieux faire passer le message auprès des citoyens sur les pratiques de tri.

Côté pratique, plusieurs solutions existent pour les habitants :

  • déposer les verres en bon état dans des ressourceries ou des centres comme ceux des Emmaüs ;
  • apporter les verres cassés ou les morceaux de fenêtres en déchetterie ;
  • et pour les très petits morceaux, les mettre dans le bac des déchets ménagers résiduels (option possible mais pas recommandée).

Ce que ça change pour l’environnement et l’économie

Selon CITEO Emballages ménagers, la quantité de verre recyclé en France en 2024 atteint 32,7 kg par habitant. Malgré cela, 16 % du verre échappe encore à un recyclage performant. Cette part, même si elle a diminué, reste un défi à relever pour tendre vers des objectifs plus ambitieux.

Laisser un commentaire