Octobre Rose : des cocktails solidaires au profit de la Ligue contre le cancer

En Côte-d’Or, Octobre Rose s’invite jusque dans les établissements de luxe. L’Hostellerie de Levernois et le Château Sainte Sabine renouvellent leur partenariat avec la Ligue contre le cancer en transformant la vente de cocktails en dons solidaires. Une initiative qui illustre la place croissante des engagements sociétaux dans l’hôtellerie haut de gamme.

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Chateau Sainte Sabine
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En Côte-d’Or, Octobre Rose s’invite jusque dans les établissements de luxe. L’Hostellerie de Levernois et le Château Sainte Sabine renouvellent leur partenariat avec la Ligue contre le cancer en transformant la vente de cocktails en dons solidaires. Une initiative qui illustre la place croissante des engagements sociétaux dans l’hôtellerie haut de gamme.

À l’occasion d’Octobre Rose 2026, l’Hostellerie de Levernois et le Château Sainte Sabine poursuivent leur mobilisation en faveur de la lutte contre le cancer du sein. L’opération repose sur un principe simple : proposer des cocktails spécialement imaginés pour cette campagne et reverser une partie des recettes au comité départemental de la Ligue contre le cancer. Dans ces deux établissements cinq étoiles membres de Relais & Châteaux, la démarche dépasse le seul rendez-vous caritatif. Elle s’inscrit dans une volonté de renforcer les liens entre l’activité touristique, la clientèle et les acteurs associatifs locaux. Une forme de responsabilité sociétale des entreprises qui entend donner une dimension solidaire à l’expérience hôtelière. Reste à mesurer la portée de cette mobilisation, reconduite après plusieurs années de collecte.

Octobre Rose Cocktail

Octobre Rose : l’Hostellerie de Levernois et le Château Sainte Sabine s’engagent

En Bourgogne, les établissements hôteliers de prestige occupent une place particulière dans l’économie touristique. Leur attractivité repose sur la gastronomie, l’hébergement et la valorisation du patrimoine. Mais ces maisons peuvent aussi devenir des relais de mobilisation pour des causes d’intérêt général, notamment lorsqu’elles s’associent à des organisations implantées sur leur territoire. C’est le choix renouvelé par l’Hostellerie de Levernois, installée aux portes de Beaune dans un parc arboré de sept hectares, selon sa présentation institutionnelle diffusée le 1er octobre 2026. Le Château Sainte Sabine, demeure historique bourguignonne également membre de Relais & Châteaux, participe à la même opération. Les deux établissements s’appuient ainsi sur leur activité quotidienne pour contribuer au financement de la lutte contre le cancer.

Pendant le mois d’octobre 2026, leurs équipes proposent des créations éphémères déclinées en versions alcoolisées et sans alcool. Chaque cocktail vendu dans le cadre de la campagne déclenche un reversement de 5 euros à la Ligue contre le cancer de la Côte-d’Or.

Ce mécanisme présente un avantage pour la communication RSE : il rend la contribution financière compréhensible et directement liée à une vente. Les clients savent qu’une somme déterminée sera consacrée à l’association bénéficiaire. L’opération leur permet de soutenir une initiative locale sans devoir effectuer une démarche de don distincte. Elle ouvre également la mobilisation aux visiteurs et habitants qui souhaitent fréquenter les établissements pendant cette période.

La formule s’inscrit dans une tendance plus large du secteur des services : associer une prestation commerciale à une cause collective. Toutefois, la valeur sociétale d’une telle opération ne se résume pas à la visibilité du partenariat. Elle dépend de la réalité des sommes transférées, de leur traçabilité et de leur utilité pour la structure bénéficiaire.

La Côte-d’Or face à l’enjeu du dépistage du cancer du sein

L’engagement des deux hôtels intervient dans un contexte sanitaire qui reste préoccupant. En France, plus de 61.000 nouveaux cas de cancer du sein ont été recensés en 2023. L’organisme fait également état de 12.600 décès estimés en 2021. Ces indicateurs, qui portent sur des années de référence différentes, rappellent l’importance de la prévention, de la détection précoce et de l’accompagnement des patientes.

Le dépistage constitue précisément l’un des enjeux majeurs d’Octobre Rose. En France, les femmes âgées de 50 à 74 ans, sans symptômes ni risque particulier, sont invitées à effectuer une mammographie tous les deux ans dans le cadre du programme organisé. L’examen est pris en charge intégralement par l’Assurance Maladie, selon ses recommandations publiées en septembre 2026. Détecté suffisamment tôt, le cancer du sein peut être guéri dans neuf cas sur dix, rappelle également l’organisme.

Pourtant, la participation reste insuffisante. Selon les résultats publiés par Santé publique France le 6 juillet 2026, le taux national standardisé de participation au dépistage organisé atteignait 45,7% sur la période 2024-2025, contre 46,6% en 2022-2023. Cette diminution souligne les difficultés persistantes à faire entrer le dépistage dans les habitudes de santé, même si ces chiffres ne comptabilisent pas l’ensemble des examens réalisés en dehors du programme national.

La Bourgogne-Franche-Comté affiche de meilleurs résultats. Le taux de participation régional s’établit à 52,1%. En Côte-d’Or, la proportion atteint 54,9%. Malgré cette avance sur la moyenne française, une part importante des femmes concernées ne participe toujours pas au programme organisé.

L’enjeu ne se limite donc pas à multiplier les campagnes visibles. Il consiste également à rapprocher l’information des publics et à faciliter l’accès aux professionnels de santé. Le docteur Grégory Secco, président de l’union régionale de la Fédération nationale des médecins radiologues en Bourgogne-Franche-Comté, insiste sur l’accompagnement médical : « Une mammographie avec un médecin présent, c’est un résultat expliqué sur place, le jour même ».

Dans ce contexte, les initiatives solidaires des entreprises peuvent contribuer à maintenir l’attention sur la maladie. Elles ne remplacent ni les politiques de prévention ni les dispositifs de dépistage. Leur rôle est complémentaire : mobiliser des ressources, toucher de nouveaux publics et renforcer la présence des associations au sein de la société civile.

Octobre Rose : la Ligue contre le cancer au cœur d’un engagement durable

L’opération menée par l’Hostellerie de Levernois et le Château Sainte Sabine se distingue par sa reconduction. Selon les données transmises par les deux établissements, 685 cocktails avaient été vendus en 2023, générant un don de 3.425 euros au profit de la Ligue contre le cancer. L’année suivante, 516 ventes avaient permis de reverser 2.580 euros à l’association.

En 2025, les résultats ont été plus modestes. Les deux maisons déclarent avoir vendu 295 cocktails, pour un reversement de 1.475 euros. Les volumes ont donc diminué au fil des éditions présentées, sans que les documents disponibles permettent d’en déterminer les causes. La baisse des recettes solidaires n’efface pas la continuité du partenariat, mais elle constitue un élément à considérer pour apprécier sa dynamique.

Au total, les trois éditions précédant 2026 représentent 1.496 cocktails vendus et 7.480 euros de dons déclarés. Ces montants constituent un indicateur concret de la contribution annoncée. Ils ne permettent toutefois pas, à eux seuls, de mesurer les effets de l’opération sur les missions de la Ligue contre le cancer.

Cette distinction est essentielle dans une analyse RSE. Une entreprise peut rendre compte de son engagement financier sans prétendre mesurer directement ses effets sanitaires ou sociaux. Pour évaluer plus largement un partenariat, il faut notamment comprendre comment l’association utilise les ressources collectées et quelles actions de prévention ou d’accompagnement elles contribuent à soutenir.

La Ligue contre le cancer défend précisément cette articulation entre financement et mobilisation. Le 12 octobre 2026, son comité Doubs-Montbéliard présentait plusieurs initiatives associant acteurs économiques et solidarité. Parmi elles, le restaurant La Tentation proposait un menu dont une partie des bénéfices devait être reversée à l’association. De son côté, Namasté Institut annonçait une contribution d’un euro par prestation réalisée pendant le mois d’octobre, selon la même publication.

Ces exemples montrent que les partenariats peuvent prendre différentes formes, adaptées à l’activité des entreprises. Une restauration solidaire, une prestation commerciale ou une collecte événementielle reposent sur des mécanismes distincts, mais poursuivent un objectif commun : mobiliser des acteurs économiques autour d’une cause de santé publique.

Les initiatives collectives permettent également de rapprocher mobilisation financière et information sanitaire. À Vieux-Charmont, dans le Doubs, une journée associant ateliers de sensibilisation, course solidaire et contributions locales a permis de collecter 2.645 euros. Cette mobilisation illustre la complémentarité possible entre collecte de fonds, convivialité et échanges directs avec les professionnels de prévention.

Cocktail solidaire et RSE : la question de la cohérence sanitaire

La campagne proposée par les deux maisons bourguignonnes possède un atout : elle est facile à comprendre et à reproduire. Elle rend l’engagement visible au sein même de l’activité hôtelière. Néanmoins, pour une entreprise désireuse d’inscrire durablement la lutte contre le cancer dans sa politique RSE, la collecte ne représente qu’une dimension du sujet.

L’autre enjeu tient à la sensibilisation. Un partenariat peut aussi prendre la forme de conférences, d’ateliers, d’informations sur les facteurs de risque ou de rencontres avec les salariés. Ces actions contribuent à faire de la prévention un sujet partagé au sein des organisations, au-delà des opérations commerciales ponctuelles.

La question prend une dimension particulière lorsque la collecte repose sur des boissons alcoolisées. L‘Hostellerie de Levernois et le Château Sainte Sabine ont prévu des créations sans alcool, ce qui permet de participer à l’opération sans consommer d’alcool. Cette alternative mérite d’être relevée, alors que les autorités sanitaires rappellent le rôle de l’alcool dans le développement de plusieurs cancers, dont celui du sein.

Dans sa publication du 5 octobre 2026, l’Assurance Maladie estime que 8% des cancers seraient attribuables à la consommation d’alcool en France en 2025. L’organisme souligne également qu’une consommation régulière, même faible, comporte des risques. Pour une initiative consacrée à la lutte contre le cancer du sein, ces informations donnent une importance particulière à la cohérence des messages de prévention diffusés en parallèle de la collecte.

L’articulation entre solidarité et information pourrait ainsi constituer un axe de développement pour les établissements engagés. Les sources disponibles ne précisent toutefois pas si les deux hôtels proposent des actions spécifiques de sensibilisation à destination de leurs collaborateurs, de leurs clients ou des habitants. Elles ne présentent pas davantage de dispositif de mesure de la portée sanitaire de l’opération. Il serait donc prématuré d’attribuer à cette campagne des résultats autres que ceux de la collecte déclarée.

Cette dimension humaine donne une profondeur supplémentaire aux enjeux d’Octobre Rose. Dans l’hôtellerie, comme dans les autres secteurs économiques, les partenariats associatifs peuvent favoriser des échanges autour de sujets qui dépassent l’activité de l’entreprise. L’engagement repose alors sur plusieurs leviers : la contribution financière, l’information des publics et la continuité de la relation avec les acteurs associatifs.

Pour l’Hostellerie de Levernois et le Château Sainte Sabine, le rendez-vous d’octobre 2026 s’inscrit dans un historique de soutien déjà documenté. Le bilan final de cette nouvelle édition permettra de connaître le nombre de cocktails vendus et les montants effectivement collectés.

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