Les gobelets des festivals : une menace écologique cachée

Saviez-vous que plus d’un million de gobelets lavables sont distribués chaque année aux Vieilles Charrues ?

Publié le
Lecture : 2 min
Les gobelets des festivals : une menace écologique cachée
Les gobelets des festivals : une menace écologique cachée © RSE Magazine

La collecte des gobelets consignés pendant les festivals, c’est devenu une habitude, mais ça soulève quand même un sacré menace pour l’environnement. Même s’ils sont réutilisables, ces gobelets en plastique finissent souvent par encombrer nos placards et alimenter la montagne de déchets inutiles. Le Festival des Vieilles Charrues, qui s’est déroulé du 17 au 20 juillet 2025 à Carhaix (située dans le Finistère), est bien concerné par cette histoire. Chaque année, cet événement attire des milliers de festivaliers et distribue plus d’un million de contenants lavables.

La logistique sur le terrain

Les Vieilles Charrues comptent parmi les plus grands festivals de France, avec environ 70 000 personnes présentes chaque soir, ce qui pose un défi en termes de gestion des déchets plastiques. Pour étancher la soif, on propose toute une gamme de contenants : des gobelets consignés pour les boissons classiques, des tasses pour le café, des pintes pour la bière et des flûtes pour le vin pétillant. Tous ces contenants sont lavés sur place, grâce à une laverie spécialement installée pour l’occasion. Comme le précise Quentin Sibéril, responsable logistique du festival, « chaque année, nous distribuons plus d’un million de contenants lavables pendant le festival ».

La gestion de ces contenants n’est pas de tout repos. On a expérimenté différentes méthodes pour inciter les festivaliers à rapporter leurs gobelets au lieu de les garder comme souvenir. Par exemple, essayer de rendre le gobelet payant a été une option, mais cela a conduit à ce que des tas de gobelets traînent sur le site du festival.

Des pistes durables et des solutions concrètes

Depuis 2014, les organisateurs des Vieilles Charrues ont mis en place une astuce pour éviter que les participants ne gardent leurs gobelets en mode collectionneur. Ils utilisent un visuel identique chaque année. Quentin Sibéril explique à Ouest-France : « Si on changeait de visuel chaque année, on pourrait avoir un effet collector… mais ce n’est pas ce qu’on souhaite ».

Pour limiter la fabrication de nouveaux gobelets, ceux-ci sont produits uniquement selon les pertes constatées chaque année, s’inscrivant dans des initiatives écologiques. Les modèles trop anciens ou abîmés sont recyclés au centre de tri de Glomel. En plus, ces gobelets peuvent être loués pour d’autres événements ou festivals durant l’année, prolongeant ainsi leur durée de vie (on en tire donc le maximum). L’Esat de Carhaix joue aussi un rôle important en se chargeant du lavage hebdomadaire des contenants.

Conseils pratiques pour l’environnement

Les organisateurs invitent vivement les festivaliers à rapporter leurs gobelets à la fin de l’événement pour récupérer leur euro de consigne, soulignant l’importance de la consigne. Ce geste simple permet d’éviter de produire inutilement du plastique et de s’assurer que les mêmes gobelets puissent être réutilisés lors des prochaines éditions du festival. Laurent Castaignède rappelle : « Ces gobelets restent du plastique… L’intérêt est qu’ils se resservent d’année en année ».

Les responsables encouragent aussi l’utilisation des gobelets des éditions précédentes pour le festival 2024, ce qui montre clairement leur engagement pour une démarche respectueuse de l’environnement.

Laisser un commentaire