Un rare événement ornithologique a eu lieu récemment dans l’outback du centre de l’Australie, et il a fait vibrer les naturalistes et les amateurs d’oiseaux. Pour la première fois, un faucon pèlerin sibérien, réputé pour être l’oiseau le plus rapide, a été repéré et photographié dans cette zone aride, confirme le média ABC. La découverte exceptionnelle a captivé l’observateur et permis d’établir deux nouveaux records pour cette sous‑espèce.
Une observation qui sort de l’ordinaire
Au-dessus du Newhaven Wildlife Sanctuary, dans l’outback australien, l’écologiste Dr Tim Henderson a réussi à prendre une photo nette de ce redoutable prédateur aérien. L’exploit l’est d’autant plus quand on sait que ce faucon peut atteindre jusqu’à 300 km/h : « C’était plutôt excitant, et assez difficile à obtenir, étant donné la vitesse à laquelle ils vont », a raconté Dr Henderson lors d’une intervention sur ABC Radio Alice Springs.
La découverte a eu lieu sur les terres traditionnelles des Ngalia-Walpiri et des Luritja, près d’Alice Springs. Dr Henderson a été intrigué par une fine bande visible sous l’œil de l’oiseau, ce qui l’a poussé à s’intéresser au spécimen. Cet oiseau est d’ailleurs connu pour voler « plus de deux fois » plus vite qu’un guépard sur terre, ce qui en fait une espèce menacée.
Deux records battus
C’est la première fois que la sous‑espèce sibérienne du faucon pèlerin est observée dans cette région éloignée des côtes australiennes, ce qui établit deux records : la localisation la plus éloignée jamais enregistrée pour le faucon pèlerin sibérien, et sa première apparition documentée dans la zone aride de l’Australie. « Nous avons parfois des migrants rares ou des oiseaux errants, qui viennent d’autres parties du monde », a noté Dr Henderson, laissant entendre que ces visites pourraient être plus fréquentes qu’on ne le pense.
Henderson avance une hypothèse pour expliquer cette apparition inhabituelle : les fortes pluies récentes dans l’outback ont transformé des zones arides en zones humides temporaires, créant de nouveaux habitats pour les proies du faucon et attirant divers rapaces vers la région.
L’ornithologie reprend du terrain
Le secteur où l’oiseau a été vu n’est « pas un endroit très souvent birdé », ce qui donne encore plus de valeur à la photographie et au suivi ornithologique. Avec l’accès facilité aux appareils photo numériques, beaucoup de gens prennent des photos et documentent ainsi des observations uniques. Dr Henderson a déclaré : « Je pense que plus il y a de personnes qui sortent et prennent des photos, plus il est probable que vous voyiez un oiseau comme celui-ci. »
L’apparition de ces nouvelles observations pourrait indiquer que le faucon pèlerin sibérien est plus présent dans le centre de l’Australie qu’on ne le pensait, mais qu’il n’avait pas été remarqué ou confirmé faute d’attention portée à l’ornithologie dans cette région.








