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15/03/2018

Fessenheim, feu vert pour le redémarrage du réacteur




Une anomalie avait motivé l’arrêt d’un réacteur de la centrale nucléaire de Fessenheim. Finalement l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a décidé que cette anomalie ne posait pas de problème de fonctionnement et a autorisé la remise en marche.


ILD - Image d'illustration
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Anomalie et centrale nucléaire sont un cocktail suffisant pour susciter l’inquiétude. Alors quand un audit a détecté une anomalie sur un générateur de vapeur de la centrale de Fessenheim et motivé l’arrêt de ce réacteur, l’affaire fait grand bruit. Lundi, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé la reprise du réacteur en question sans pour autant que la défaillance technique ne soit réglée. « Après avoir examiné le dossier transmis par Framatome (ex-Areva NP), l'ASN considère que l'anomalie lors du forgeage d'une virole de ce générateur de vapeur ne remet pas en cause son aptitude au service et que la justification de sa conformité à la réglementation a ainsi été apportée. Elle note en particulier que les propriétés mécaniques du matériau respectent les hypothèses initialement retenues dans les études de conception » affirme l’ASN sur son site.

« L'ASN avait suspendu, le 18 juillet 2016, le certificat d'épreuve qu'elle avait délivré en 2012 pour le générateur de vapeur n° 335, ce qui avait conduit au maintien à l'arrêt du réacteur 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim. Cette suspension était consécutive à la détection en 2016 d'une irrégularité dans la fabrication, par l'usine Creusot Forge, d'une des parties de ce générateur de vapeur, appelée « virole basse » : le processus de forgeage de la virole basse de ce générateur de vapeur, réalisé en 2008, n'avait pas été mené conformément au dossier technique remis à l'ASN, sans que cette dernière n'en ait alors été informée » continue l’autorité spécialisée.

Bien consciente que les décisions liées aux centrales et aux questions de sécurité sont scrutées par les militants anti nucléaires, l’ASN a tenu à rappeler que son avis était d’ordre technique : « La présente décision de levée de suspension du certificat d'épreuve est prise au regard des enjeux de sûreté, elle ne préjuge pas des suites judiciaires qui pourraient être données aux irrégularités constatées à l'usine Creusot Forge. »





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