Le 8 juin 2022, le Parlement européen a décidé de bannir la vente de voitures neuves à moteur thermique d’ici 2035. Ce choix s’inscrit dans la volonté de réduire fortement les émissions de gaz à effet de serre. Cette décision a rapidement attisé les débats dans l’industrie automobile et parmi les responsables politiques, révélant les défis économiques et sociaux d’une transformation aussi rapide.
Des oppositions et des critiques
La mesure n’a pas fait l’unanimité, notamment du côté du chancelier allemand Friedrich Merz, qui redoute pour l’avenir de l’industrie automobile en Allemagne. Avec 800 000 emplois directs en jeu, il craigne que l’arrêt des moteurs thermiques ne porte un coup dur à l’économie du pays. Par ailleurs, des experts comme Eric Saint-Frison, consultant automobile, estiment que le passage d’une technologie fossile à l’électrique se fait trop vite, surtout dans un contexte de pénurie de ressources et de compétences en Europe.
Les retombées économiques et sociales
Les effets se font déjà sentir. Flavien Neuvy, directeur de l’observatoire Cetelem de l’automobile, mentionne une baisse notable des ventes de voitures européennes, évaluée à 17 % entre 2000 et 2025, comme le cite la rédaction de 20 minutes. Simultanément, les ventes de véhicules chinois ont été multipliées par dix depuis 2010. Des constructeurs comme Volkswagen prévoient un manque de 500 000 ventes annuelles en 2024, ce qui pourrait entraîner la suppression de 35 000 postes d’ici 2030. Du côté de Ford, on parle de 1 000 postes supprimés à Cologne, tandis que Stellantis envisage le recours au chômage partiel pour ses salariés en Europe.
La montée de la concurrence chinoise et le coût des électriques
La progression des constructeurs chinois sur le marché européen pose un nouveau défi. D’après Eric Saint-Frison, la chaîne de valeur est désormais dominée par la Chine, et la valeur ajoutée des véhicules électriques européens demeure bien plus basse que celle des moteurs thermiques. De plus, le prix élevé des voitures électriques reste un frein : en 2024, le tarif moyen d’un véhicule électrique est estimé à 63 000 €, alors qu’une voiture thermique revient à 37 000 €. Pour Gaëtan Toulemonde, une hausse des prix conduit inévitablement à une chute des ventes.
L’avenir et les solutions possibles
Face à ces pressions, une révision de la réglementation pourrait être envisagée avant même la date annoncée pour 2026. Flavien Neuvy souligne que tant qu’une réglementation n’est pas définitivement imposée, elle peut être ajustée. Les constructeurs européens demandent aujourd’hui de ralentir la transition vers l’électrique afin d’éviter de perturber l’économie et la société.
Plusieurs pistes sont à l’étude pour adoucir le choc :
- continuer d’utiliser les moteurs thermiques pour les poids lourds tout en développant l’électrique pour les trajets en ville
- explorer les carburants synthétiques comme alternative transitoire









La commission Européenne et les écolos s’étonnent (sont ils sincères ?) des conséquences dont ils chérissent les causes.
Les véhicules électriques comme thermiques sont devenus des usines à gaz avec des aides à la conduite obligatoires à tous les étages et des normes abracadabrantesques à respecter.
Dans ces conditions, les véhicules proposés à la vente en neuf peuvent-ils être proposés à des prix accessibles au commun des mortels, permettant une démocratisation des modèles les plus « bas carbone » ? Bien sûr que non ! 90% des gens gardent leur vieux véhicules polluants (et les 10% restants sont déjà équipés donc ils ne vont pas racheter un véhicule de sitôt), et au final « on » s’étonne de la remontée des niveaux de pollution !
Je suis pro-VE, mais force est de constater que dans l’état actuel des choses, avec en plus le lobbyisme forcené des constructeurs historiques et leur bras armé l’Allemagne, ainsi que le lobbyisme des producteurs de pétrole, les chaînes de production de VE en Europe (et celles de batteries) ne peuvent pas trouver de débouchés !
Permettez la vente de VE moins chers car dépourvus de tous ces artifices infantilisants et les ventes repartiront à la hausse car de nouveaux segments de la population y auront accès !
Et c’est la même chose concernant la rénovation énergétique des bâtiments et la construction neuve : avec la RE 2020 et sa nouvelle version la RE 2025 on atteint des sommets dans la complexification et le renchérissement de la construction neuve. Résultat, le peu qui est construit est (en théorie) super performant et respectueux de l’environnement, mais par contre là où il faudrait construire et rénover 500 000 logements par an pour réduire globalement la consommation d’énergie, on en rénove et construit moins que la moitié et de ce fait l’impact est bien moindre que si on avait simplement gardé la RT 2012 !
Quand les écolos et la commission Européenne (et l’État Français) comprendront-ils que le mieux est l’ennemi du bien ?