» De plus en plus grave  » : l’ONU s’inquiète de l’impact de l’IA sur l’environnement

Les nouvelles technologies, tout en révolutionnant notre quotidien, aggravent des enjeux environnementaux alarmants.

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" De plus en plus grave " : l'ONU s'inquiète de l'impact de l'IA sur l'environnement
 » De plus en plus grave  » : l’ONU s’inquiète de l’impact de l’IA sur l’environnement © RSE Magazine

Les nouvelles technologies font désormais partie intégrante de notre quotidien et boostent l’économie, mais elles posent aussi des défis environnementaux de plus en plus préoccupants. Un rapport récent de l’ONU nous montre bien que la numérisation fait grimper la consommation d’énergie, les émissions de gaz à effet de serre et l’exploitation des ressources naturelles.

Consommation d’énergie des centres de données

La consommation d’électricité par les centres de données a littéralement explosé, augmentant de 12 % chaque année entre 2017 et 2023 pour atteindre 460 térawattheures en 2022. Aujourd’hui, cela représente 2,1 % de la consommation mondiale d’électricité, soit 581 TWh, avec dix entreprises qui en absorbent la moitié. En Irlande, la situation se fait particulièrement sentir : depuis 2015, l’électricité utilisée par ces centres a quadruplé pour représenter 18 % de l’électricité nationale en 2022, avec une prévision qui annonce 28 % d’ici 2031.

Émissions de gaz à effet de serre

Les gaz à effet de serre émis par le secteur technologique inquiètent vraiment. En 2023, ce sont 297 millions de tonnes de CO2 qui ont été rejetées par 166 entreprises, soit une hausse de 150 % par rapport à 2020. Pour vous donner une idée, ces émissions équivalent à celles de l’Argentine, de la Bolivie et du Chili réunies, et représentent 0,8 % des émissions mondiales liées à l’énergie. Même des poids lourds comme Google et Microsoft, malgré leurs promesses de passer à la neutralité carbone, ont vu leurs émissions augmenter respectivement de 48 % et 29 % depuis 2020.

Intelligence artificielle : conséquences écologiques

L’intelligence artificielle n’est pas en reste quand on regarde son impact écologique de l’IA. Par exemple, chaque requête sur ChatGPT utilise six fois plus d’électricité qu’une recherche sur Google. En plus, pour obtenir seulement 10 à 15 réponses, il faut environ un demi-litre d’eau. Et quand on entraîne un modèle de langage IA, la facture énergétique s’élève à environ 300 tonnes de CO2, ce qui équivaut à 125 allers-retours New-York-Pékin.

Promesses vertes chez les géants du numérique

Heureusement, certaines entreprises se bougent pour réduire leur impact environnemental. Huit d’entre elles ont décroché un score supérieur à 90 % en matière de promesses écologiques. Près de la moitié des sociétés évaluées ambitionnent la neutralité carbone, avec neuf visées pour 2030, quarante-deux pour 2040 et quarante-et-une pour 2050. Sans compter que l’utilisation des énergies renouvelables progresse aussi : en 2023, 23 % des entreprises fonctionnaient entièrement avec ces sources, contre 16 % en 2022.

Un appel à gérer nos ressources de façon responsable

L’ONU tire la sonnette d’alarme et demande plus de transparence sur les bilans environnementaux des entreprises du numérique, soulignant l’importance de la gestion des déchets. Antonio Guterres met en garde contre les dangers d’un développement numérique sans filet de sécurité, ce qui pourrait alimenter la radicalisation écologiste et insiste pour que, tant dans les pays riches que dans ceux en développement, on mette en place des règles solides afin que la croissance numérique reste équilibrée et juste.

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