Pourquoi vous avez plus froid qu’il ne fait vraiment : la vérité sur la température ressentie

Une simple lecture du thermomètre peut être trompeuse.

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Pourquoi vous avez plus froid qu’il ne fait vraiment : la vérité sur la température ressentie
Pourquoi vous avez plus froid qu’il ne fait vraiment : la vérité sur la température ressentie © RSE Magazine

Une matinée ensoleillée de février peut nous jouer des tours si on se fie uniquement à la lecture du thermomètre. Par exemple, le bulletin météo peut afficher -1,1 degrés Celsius, alors qu’en réalité, on se sent plutôt comme sous -6,7 degrés Celsius. Cette différence entre la température mesurée et celle que l’on éprouve fait bien partie du quotidien des passionnés de météo.

La température ressentie, c’est quoi ?

La température ressentie ne se limite pas à la simple mesure de l’air ambiant. Elle décrit plutôt l’impression de chaud ou de froid que l’on vit, en fonction de divers facteurs comme la force du vent, l’humidité, les vêtements portés, le type d’activité que l’on fait ou encore notre habitude à un climat donné. Habituellement mesurée à 1,5 mètre du sol dans un abri qui laisse passer l’air, elle s’exprime par un indice sans unité, ce qui veut dire qu’on ne peut pas la lire en degrés Celsius de la même façon qu’une vraie température.

Le vent et le froid

Le phénomène du refroidissement par le vent se remarque particulièrement quand l’air est déjà frais et que le vent se déchaîne. En soufflant, il accélère l’évaporation de l’eau présente sur notre peau, et pour que ce passage de liquide à gaz s’opère, il faut que la chaleur soit utilisée. Selon un météorologue de Popular Science, « pour que l’humidité s’évapore de votre peau, il faut de la chaleur. » Les matériaux de vos vêtements font aussi la différence : le coton favorise une évaporation plus rapide, tandis que la laine et les tissus synthétiques contribuent à la ralentir.

Les pros de la météo se servent d’une formule mathématique bien précise pour mesurer cet effet, souvent complétée par des tableaux qui permettent une estimation rapide. L’indice Windchill traduit ainsi cette chute brutale des températures.

L’indice de chaleur en été

Quand arrive l’été, c’est l’humidité qui pèse le plus sur notre ressenti. Le corps utilise la transpiration pour se rafraîchir, mais une forte humidité freine l’évaporation de cette sueur. Un spécialiste explique d’ailleurs : « Cela n’autorise pas l’évaporation, car vous avez une combinaison de chaleur et d’humidité. » Ainsi, dès que cet indice atteint 40, le bouleversement météorologique commence à se faire sentir.

Comment vivre avec des températures extrêmes

Pour éviter les coups de chaleur ou les engelures, il vaut mieux savoir s’adapter aux variations de la température ressentie. Par temps chaud, organisez vos activités physiques en tenant compte de la chaleur et cherchez des zones d’ombre. Optez pour des vêtements clairs et en coton, ce qui facilitera l’évaporation nécessaire pour vous rafraîchir.

En hiver, il est conseillé de superposer les vêtements avec des couches amples et isolantes qui emprisonnent l’air chaud pour limiter les risques d’engelures, qui peuvent survenir en seulement dix minutes.

Le confort thermique en quelques mots

Souvent appelée « température ressentie », cette notion peut se voir comme un indicateur du confort thermique. Elle rejoint d’autres appellations comme « indice de stress thermique » ou « stress thermique humain » et permet d’évaluer à quel point une activité dans certaines conditions climatiques peut être désagréable ou même risquée. Les tendances météorologiques influencent fortement cet indice.

Les algorithmes qui calculent ces indices tiennent compte de plusieurs paramètres, tant environnementaux que personnels. Par exemple, en hiver, l’effet Windchill s’appuie sur la combinaison du froid et du vent, tandis qu’en été, l’humidex prend en compte la température associée à l’humidité.

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