Le 14 avril 2025, le tourisme spatial a connu un moment fort : Blue Origin a lancé un vol totalement féminin dans le cadre de son programme « New Shepard ». Six femmes influentes ont ainsi pu profiter d’une expérience en apesanteur qui fait parler d’elle, que ce soit pour ses retombées sociales ou ses questions environnementales.
Un équipage hors du commun pour un voyage dans l’espace
Les membres de cette expédition spatiale venaient aux parcours variés et inspirants. Katy Perry, la chanteuse bien connue, a embarqué en allant même jusqu’à offrir une marguerite à sa fille Daisy. On y retrouvait également Gayle King, célèbre animatrice américaine, et Lauren Sánchez, fiancée du milliardaire Jeff Bezos. Parmi les autres participantes figuraient :
- Kerianne Flynn, productrice de cinéma,
- Aïcha Boe, ancienne scientifique à la NASA,
- Amanda Nguyen, spécialiste en bioastronautique et militante pour les droits des femmes.
Ce vol ne représente pas juste une prouesse technique, c’est aussi un symbole fort : c’est la première fois depuis 1963 qu’un équipage entièrement féminin se lance dans une mission spatiale. Phil Joyce, vice-président de New Shepard, n’a pas tari d’éloges en déclarant : « Quel privilège de voir cet équipage de pionnières quitter la capsule aujourd’hui. Chacune de ces femmes est une conteuse qui utilisera sa voix – individuellement et ensemble – pour canaliser son expérience unique aujourd’hui en créant un impact durable qui inspirera les gens à travers notre planète pendant des générations. »
Les chiffres et enjeux économiques en jeu
Le vol s’est déroulé sans accroc et a atteint une altitude de 100 km, offrant aux participantes 11 minutes d’apesanteur. Le tarif d’un billet pour cette aventure oscille entre 150 000 et 250 000 dollars, avec un acompte minimum de 150 000 dollars. À ce jour, Blue Origin a déjà réalisé 11 vols suborbitaux accueillant un total de 52 participants.
Cela se passe dans une période économique compliquée sous la présidence de Donald Trump, marquée par des droits de douane changeants et une inflation qui pèse sur les ménages américains.
Débat sur les émissions et critiques
L’empreinte carbone du tourisme spatial est au cœur des discussions. D’après Lucas Chancel, économiste à l’École d’économie de Paris, chaque passagère génère environ 429 tonnes de CO₂ – soit plus de deux cents fois le budget carbone annuel recommandé par l’Accord de Paris pour limiter le réchauffement à +2 °C. Une autre estimation de TreeHugger évoque environ 93 tonnes par lancement.
Ces données alimentent les critiques contre les excursions spatiales privées. Olivia Munn, actrice américaine, a par exemple questionné leur intérêt face à des besoins urgents sur Terre en se demandant : « L’exploration spatiale devait permettre d’approfondir nos connaissances et d’aider l’humanité (…) Qu’est-ce qu’elles vont faire là-haut pour améliorer la situation ici ? » Par ailleurs, trois physiciens français ont publié sur The Conversation une mise en garde contre les « lubies spatiales » des ultra-riches, pointant du doigt leurs dérèglements environnementaux mondiaux.
De son côté, Blue Origin répond en défendant ses initiatives, en mettant en avant l’usage de carburants « très efficaces et propres » ainsi que la réutilisation de véhicules et moteurs pour réduire au maximum l’empreinte écologique.









Avec cette bande de connes et leur copain bezos ,ils n ont vraiment rien dans la tête, toutes cette machinerie pour se la péter 10 minutes dans l espace ,le monde tourne a l envers