Les produits alimentaires sous marques de distributeur (MDD) gagnent en popularité dans les grandes surfaces, surtout avec l’inflation qui nous fait tous flipper un peu. Pourtant, ce boom soulève des questions sur leur composition nutritionnelle et ce qu’ils peuvent faire à notre santé (d’après une étude du magazine de l’Institut national de la consommation (INC), basée sur les données d’Open Food Facts).
La montée des marques de distributeur
Les produits MDD séduisent de plus en plus de consommateurs grâce à des prix souvent 20 à 30% moins élevés que ceux des grandes marques. Cette différence s’est accentuée pendant l’inflation des années 2022 et 2023, rendant ces articles particulièrement tentants pour ceux qui surveillent leur budget (un vrai plus pour faire des économies au quotidien).
Néanmoins, même si leur coût de base est plus faible, les tarifs des MDD ont aussi grimpé. Entre 2021 et 2024, les produits premiers prix ont vu leur prix augmenter de 26%, tandis que ceux à marque de distributeur ont progressé de 20%. Pour comparaison, les produits des grandes marques n’ont connu qu’une hausse moyenne de 15%.
Les questions sur la qualité nutritionnelle
Si nos portefeuilles saluent ces économies, la composition nutritionnelle des MDD n’est pas sans soulever quelques interrogations. L’étude révèle que bon nombre d’entre eux affichent un Nutri-score « E » ou « D », signe d’une qualité nutritionnelle plutôt faible. On note aussi la présence d’additifs comme les émulsifiants, nitrates et antioxydants dans ces produits « low cost » (ce qui, selon Sylvie Metzelard, rédactrice en chef du magazine, pourrait contribuer à des problèmes comme le diabète ou les maladies cardiovasculaires).
Du point de vue nutritionnel, Auchan et Carrefour se sortent plutôt bien, tandis que Lidl et Intermarché se classent moins bien. Sur un échantillon de 30 produits communs à ces enseignes, seuls quatre obtiennent la mention « bien », alors que huit sont jugés « très mauvais ».
Comparer les prix entre enseignes
L’étude a aussi jeté un œil aux tarifs pratiqués par différentes enseignes. E.Leclerc se démarque en proposant des produits en moyenne 5,5% moins chers que ceux de la concurrence. Carrefour arrive ensuite avec des prix inférieurs de 2,7%, suivi d’Intermarché avec 2% de réduction par rapport à la moyenne générale. À l’inverse, Monoprix affiche des tarifs 16,7% plus élevés.
Un autre élément intéressant est le rachat récent de la chaîne Casino, qui a induit une baisse des prix. Lionel Maugain note qu’environ 40% des magasins repris par Casino ont diminué leurs prix depuis début 2023, avec une réduction moyenne d’environ 30%.
Absence remarquée dans le classement
Il est aussi à noter que Lidl et Aldi ne figurent pas dans le classement général des prix. Leurs larges gammes de produits distributeurs compliquent leur inclusion dans une comparaison directe, d’après l’analyse de 60 millions de consommateurs.
Même si remplir son chariot avec ces produits peut sembler une bonne affaire sur le moment, il est important de jeter un œil à la composition nutritionnelle avant d’acheter, car la sécurité alimentaire est primordiale. Comme le rappelle Sylvie Metzelard : « La règle d’or reste toujours de vérifier la composition des aliments sur l’emballage. » Face à une situation où économies et santé se tirent la bourre, il paraît indispensable de rester vigilant quand on fait ses courses au quotidien.








