L’Union européenne, qui cherche des solutions pour relancer une industrie automobile en difficulté, a choisi de s’éloigner de l’interdiction voitures thermiques. Cette annonce retentissante, faite à Bruxelles ce mardi, marque un tournant dans l’approche environnementale européenne. La situation est complexe : le secteur affronte une forte concurrence chinoise, tandis que des tensions commerciales transatlantiques compliquent encore la donne. Ce recul n’est pas totalement inédit, il rappelle les ajustements déjà effectués sur les politiques liées aux pesticides et la transition énergétique. Cette décision s’inscrit dans le cadre du Pacte vert européen, qui vise la neutralité carbone d’ici 2050.
Plus de souplesse dans les règles auto
La Commission européenne a renoncé à contraindre les constructeurs à une transition exclusivement 100 % électrique en 2035, confirme Le Figaro. À la place, une part limitée de ventes de véhicules hybrides rechargeables sera autorisée, à condition que les émissions de CO2 soient compensées. Pour atteindre cet objectif, le secteur devra réduire ses émissions de 90 % par rapport aux niveaux de 2021 et compenser la fraction restante. Cette annonce arrive alors que les ventes automobiles européennes stagnent et que les parts de marché de concurrents chinois, comme BYD, continuent de progresser.
Mesures d’accompagnement et réactions
Dans le cadre de ces ajustements, la Commission encourage le « verdissement » des flottes d’entreprises, propose 1,5 milliard d’euros de prêts à taux zéro pour la production de batteries en Europe, et soutient l’électrification. Une « préférence européenne » sera instaurée, favorisant les composants « made in Europe » pour les industriels qui bénéficient d’aides publiques. En septembre, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission, avait déjà exposé ses projets autour des véhicules électriques populaires. Les réactions sont variées : Stéphane Séjourné a défendu une approche pragmatique, tandis que Friedrich Merz et Emmanuel Macron ont exprimé leur soutien. À l’opposé, des organisations comme Greenpeace et le Réseau Action Climat dénoncent une décision perçue comme un recul.








