La Grande Barrière de Corail, le joyau emblématique de l’Australie, a été le théâtre d’une découverte remarquable. ABC rapporte que Sophie Kalkowski-Pope et sa mère, Jan Pope, ont repéré ce qui pourrait être la plus grande colonie de corail jamais documentée : une Pavona clavus de 111 mètres de long qui couvre une surface estimée à 3 971 m². Cette découverte soulève des questions passionnantes sur les écosystèmes marins et la résilience des récifs coralliens face aux perturbations environnementales.
Deux plongeuses sur le coup
C’est lors d’une plongée pour le programme Great Reef Census, organisé par l’association Citizens of the Reef, que Sophie Kalkowski-Pope (coordinatrice des opérations marines) et sa mère ont fait cette trouvaille. Le site se situe au large de Cairns, dans l’extrême nord du Queensland, une zone connue pour ses forts courants de marée, ce qui pourrait expliquer pourquoi la colonie est restée inconnue aussi longtemps. Sophie explique : « Ce qui, selon nous, est en réalité la raison pour laquelle cette zone est restée inconnue si longtemps, car il est assez difficile d’y plonger. »
L’information a été relayée à l’autorité gestionnaire pour la Grande Barrière de Corail, soulignant l’importance de protéger cet écosystème. Le travail bénéficie aussi du soutien du Great Barrier Reef Marine Park Authority, de l’Australian Institute of Marine Science (AIMS) et de la James Cook University.
Comment elles ont mesuré la colonie
Pour cartographier précisément la taille et l’étendue de la colonie, l’équipe est retournée sur place en janvier. À l’aide de drones et de rubans de mesure, les chercheurs ont construit un modèle 3D détaillé de la colonie. Ces données offrent un aperçu précieux de l’ampleur de la découverte et servent pour la surveillance continue de la Grande Barrière de Corail.
Mike Emslie, chercheur à l’AIMS, a salué l’initiative des découvreuses : « Bravo à elles pour être allées mesurer cela et obtenir … des mesures assez détaillées. » Il a aussi évoqué la longévité possible de la colonie, estimée à « au moins quelques centaines d’années », et sa capacité à résister à des perturbations comme le blanchiment massif des coraux et les cyclones.








