Dans le monde du jardinage, beaucoup dépensent chaque année des sommes importantes en engrais chimiques pour leurs plantations. Pourtant, un trésor souvent jeté sans ménagement traîne chez nous : la cendre de bois et le marc de café. Selon Maison et Travaux, ces deux déchets du quotidien sont de vraies solutions naturelles pour enrichir le sol et peuvent jusqu’à doubler les récoltes de tomates.
Retour aux méthodes d’autrefois
La cendre de bois, issue de nos poêles ou cheminées, revient sur le devant de la scène. Riche en potassium, calcium et magnésium, elle stimule la floraison et la mise à fruits tout en renforçant les tissus des plants de tomates. Cette poudre grise est légèrement alcalinisante, ce qui aide à corriger un sol trop acide et à maintenir un pH entre 6,5 et 7 : intervalle propice à la culture des tomates et à la prévention de la pourriture apicale.
Par le passé, on l’avait un peu délaissée par crainte de « brûler » les plantes à cause de sa forte teneur en sels minéraux. Aujourd’hui, ceux qui veulent limiter les engrais chimiques la redécouvrent.
L’application idéale : épandre une poignée de cendre tamisée par mètre carré avant la plantation, puis l’incorporer légèrement au sol. En pot, une petite cuillère pour un grand bac suffit. Une seule application au début de la saison, suivie d’un arrosage généreux, assure une alimentation durable des plants.
Le marc de café, un coup de pouce pour la croissance
L’utilisation du marc de café se distingue lui aussi. Il contient de l’azote, du phosphore, du potassium et de la matière organique. En nourrissant les micro-organismes du sol, il favorise un feuillage vigoureux et des tiges solides. Plusieurs essais en France montrent que les plants de tomates traités avec ces produits donnent des fruits plus gros, plus savoureux et plus résistants à des maladies courantes comme le mildiou (maladie fongique).
Pour l’utiliser au mieux, mélangez d’abord le marc de café au compost à hauteur de 10 à 15 % du volume total. Ensuite, vous pouvez l’épandre au pied des tomates toutes les deux ou trois semaines, en veillant à ce qu’il ne forme pas une croûte en surface du sol.








