Bouygues Bâtiment France et Etex s’allient pour réduire l’empreinte carbone des chantiers

Publié le
Lecture : 3 min
Bouygues Batiment Cloison Ossature Bois
Bouygues Bâtiment France et Etex s’allient pour réduire l’empreinte carbone des chantiers © RSE Magazine

Face à l’urgence climatique, les acteurs du bâtiment accélèrent la transformation de leurs méthodes de construction. Bouygues Bâtiment France et le groupe industriel Etex annoncent ainsi un partenariat visant à développer et déployer des solutions constructives bas carbone, notamment une cloison séparative à ossature bois destinée à réduire l’impact environnemental des bâtiments.

Le 2 mars 2026, Bouygues Bâtiment France a officialisé un partenariat stratégique avec le groupe industriel Etex afin de réduire l’empreinte carbone des projets de construction. L’objectif affiché par les deux entreprises consiste à accélérer la diffusion de solutions constructives plus durables, notamment à travers le développement de nouveaux systèmes de cloison séparative à ossature bois.

Dans un secteur responsable d’une part importante des émissions de gaz à effet de serre, les industriels du bâtiment multiplient les initiatives pour réduire l’impact environnemental des chantiers. Le partenariat entre Bouygues Bâtiment France et Etex s’inscrit précisément dans cette dynamique de transformation, en ciblant un élément souvent sous-estimé dans les stratégies bas carbone : les cloisons intérieures.

Bouygues Bâtiment France mise sur la cloison séparative à ossature bois

Les deux groupes ont annoncé le développement conjoint d’une cloison séparative non porteuse à ossature bois, conçue pour remplacer certaines solutions traditionnelles utilisées dans les bâtiments résidentiels et tertiaires. Ce système constructif repose sur une structure bois associée à des matériaux isolants biosourcés, afin de réduire l’empreinte carbone globale du bâtiment.

Cette innovation vise un segment précis du bâtiment : le lot cloisons, présent dans pratiquement tous les projets de construction. Or ce poste représente un gisement significatif d’émissions carbone, même s’il reste souvent moins étudié que d’autres éléments du bâtiment, comme le gros œuvre ou les façades. La solution développée par Bouygues Bâtiment France et Etex a été pensée pour s’adapter à plusieurs typologies de bâtiments. Ccette cloison séparative peut être utilisée dans des logements collectifs, des bureaux ou encore des établissements scolaires.

Au-delà de l’objectif environnemental, les deux partenaires ont cherché à garantir des performances techniques équivalentes aux systèmes traditionnels. Les performances acoustiques, la résistance au feu ainsi que les exigences de sécurité ont donc été intégrées dès la conception afin de répondre aux standards réglementaires du secteur. Cette approche illustre une tendance croissante dans la construction durable : proposer des innovations environnementales sans compromettre les exigences techniques ou assurantielles qui conditionnent l’adoption par les professionnels.

Une innovation validée par le CSTB pour accélérer l’adoption

La cloison séparative à ossature bois développée par Bouygues Bâtiment France et Etex a franchi une étape importante sur le plan réglementaire. Elle a obtenu une ATEx favorable délivrée par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). Cette appréciation technique expérimentale constitue un dispositif clé pour introduire des innovations dans la construction. Elle permet de valider des solutions nouvelles avant leur diffusion à grande échelle sur les chantiers.

Pour les deux partenaires, cette validation représente un levier déterminant afin de faciliter l’adoption par les maîtres d’ouvrage, les assureurs et les entreprises du bâtiment. Dans un secteur fortement normé, la reconnaissance technique des solutions innovantes reste en effet un facteur décisif pour leur diffusion. « La transition bas carbone du secteur passe par des avancées concrètes sur les solutions constructives. Avec cette cloison à ossature bois, développée par Bouygues Bâtiment France en partenariat avec Etex, nous franchissons une étape importante : proposer une innovation à la fois performante, assurable et directement déployable sur les chantiers », commente Christophe Lemaitre, directeur de la Construction Bois de Bouygues Bвtiment France. L’obtention d’une validation technique par le CSTB vise ainsi à lever l’un des principaux freins à l’innovation dans la construction : la difficulté d’intégrer rapidement de nouveaux matériaux dans les pratiques professionnelles.

Bouygues Bâtiment France et Etex veulent bâtir un écosystème bas carbone

Au-delà du simple développement produit, le partenariat entre Bouygues Bâtiment France et Etex prévoit une coopération plus large autour de la diffusion de cette solution constructive. Les deux entreprises ont notamment prévu de mutualiser leurs actions de promotion et de formation afin d’accompagner les professionnels du secteur.
L’objectif consiste à accélérer l’adoption de cette cloison séparative à ossature bois sur les chantiers, en mobilisant l’ensemble de la chaîne de valeur du bâtiment. Les deux groupes envisagent ainsi de travailler avec les maîtres d’ouvrage, les entreprises de pose et les prescripteurs techniques pour faciliter l’intégration de cette solution dans les projets.

Parallèlement, le partenariat prévoit un suivi opérationnel sur les premiers chantiers utilisant ce système. Ce retour d’expérience doit permettre d’améliorer progressivement la solution et d’identifier de nouvelles pistes d’innovation. Cette démarche collaborative s’inscrit dans une transformation plus large du secteur de la construction. Face aux objectifs climatiques, les entreprises ne peuvent plus agir seules et cherchent désormais à structurer des alliances industrielles pour accélérer le développement de solutions bas carbone.

La stratégie poursuivie par les deux entreprises illustre ainsi une évolution importante dans la RSE du secteur du bâtiment. Les initiatives environnementales ne se limitent plus à l’amélioration des matériaux ou des procédés. Elles passent désormais par la création d’écosystèmes industriels capables de transformer durablement les pratiques de construction. Dans ce contexte, la cloison séparative à ossature bois pourrait constituer une première étape vers une généralisation de solutions bas carbone sur des composants du bâtiment encore peu concernés par les stratégies de décarbonation.

Laisser un commentaire