Cette semaine, les satellites de l’Observatoire climatique européen Copernicus ont repéré une vaste nappe grise et blanche dans le Golfe persique, au large de l’île iranienne de Kharg. Sur plusieurs kilomètres, cette nappe pourrait être une marée noire, rapporte Le Parisien. Les images recueillies entre mercredi et vendredi mettent en lumière les répercussions écologiques possibles liées aux tensions persistantes au Moyen-Orient, notamment avec l’Iran, soulignant une crise écologique.
Des images satellites qui inquiètent
Les satellites de Copernicus ont capturé, entre mercredi et vendredi, une nappe grise et blanche couvrant environ 45 km². Selon Leon Moreland, chercheur à l’Observatoire des conflits et de l’environnement, cette nappe « semble visuellement correspondre à du pétrole ». Cette observation alerte sur les conséquences environnementales de l’incident.
Louis Goddard, cofondateur de Data Desk, avance que « il s’agit probablement d’une nappe de pétrole, potentiellement la plus importante depuis le début de la guerre contre l’Iran ». Une telle marée noire pourrait être catastrophique à grande échelle, rappelant des scénarios dramatiques déjà vus dans la région.

Kharg : où c’est et pourquoi c’est sensible
Située dans le nord du Golfe, à environ 30 km des côtes, l’île de Kharg couvre 25 km² de terre broussailleuse. Elle joue un rôle stratégique pour l’Iran, abritant le plus grand terminal d’exportation de pétrole brut du pays. Sa proximité avec le détroit d’Ormuz en fait un point clé sur la carte géopolitique mondiale.
Un précédent qui fait peur
Les souvenirs de la marée noire de janvier 1991 reviennent vite, illustrant les conséquences écologiques désastreuses pour la faune et la flore. Provoquée par l’Irak sous Saddam Hussein pendant la guerre du Golfe, elle avait vu l’Irak libérer entre 700 000 et 900 000 tonnes d’hydrocarbures dans le Golfe. Le Cedre avait qualifié cet épisode de « la plus grande marée noire de l’histoire humaine ». Les effets ont été désastreux pour la faune et la flore, tuant au minimum 30 000 oiseaux marins et affectant 50 % des coraux.








