Depuis le 1er mai, la France a renforcé sa surveillance des arboviroses, ces maladies virales transmises par des vecteurs comme les moustiques et les tiques. Les autorités sanitaires et Santé publique France ont récemment tiré la sonnette d’alarme sur les risques qui augmentent. Leur propagation pourrait s’accélérer, ce qui en fait une priorité de santé publique.
Les vecteurs : ça gagne du terrain
Les arboviroses sont surtout transmises aux humains par des vecteurs comme les moustiques, le moustique tigre et les tiques. Le moustique tigre, détecté pour la première fois en métropole dès 2004, inquiète particulièrement. Il se propage très vite et favorise la diffusion de maladies parfois graves.
Au rythme actuel, le moustique tigre colonisera 83 des 96 départements métropolitains dès le 1er janvier 2026. Il ne restera donc que 13 départements épargnés, principalement dans le nord de la Bretagne, rapporte le 20 Minutes.
Les départements encore épargnés sont :
- Finistère
- Côtes-d’Armor
- Manche
- Calvados
- Orne
- Creuse
- Eure
- Somme
- Pas-de-Calais
- Nord
- Ardennes
- Meuse
- Vosges
Le risque d’épidémie qui augmente
D’après Santé publique France, le risque d’importation et de propagation des arboviroses en métropole monte. Cela s’explique par les épidémies en cours dans les territoires d’Outre-mer et par l’activité internationale de ces maladies dans des régions comme les Amériques, l’Asie du Sud-Est, l’Afrique et le Pacifique. Ces situations peuvent favoriser l’émergence de nouvelles épidémies en France métropolitaine.
L’année 2025 a marqué un changement d’échelle dans l’intensité de la transmission : 81 foyers de transmission locale et près de 809 cas autochtones ont été recensés. Ces chiffres sont parlants : ils correspondent à 26 fois plus de cas de chikungunya qu’en 2024, avec une concentration importante des transmissions en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.








