Vous pensiez qu’elle purifiait votre air ? Cette plante empoisonne en réalité votre salon

Les plantes d’intérieur embellissent nos espaces, mais saviez-vous que certaines peuvent être toxiques ?

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Vous pensiez qu’elle purifiait votre air ? Cette plante empoisonne en réalité votre salon
Vous pensiez qu’elle purifiait votre air ? Cette plante empoisonne en réalité votre salon © RSE Magazine

Les plantes vertes décorent nos salons et sont souvent mises en avant pour assainir l’air. Pourtant, certaines d’entre elles pourraient bien contribuer à pollution de l’air intérieur et même être toxiques, surtout pour les enfants et les animaux de compagnie. Cette ambivalence mérite qu’on s’y attarde quand on veut soigner sa déco tout en veillant à sa santé.

Des plantes d’intérieur : amies ou adversaires ?

On aime bien croire que les plantes d’intérieur sont de vraies purificatrices d’air. Elles se retrouvent partout, des réseaux sociaux aux magazines, comme la solution anti-pollution à la maison. Mais la réalité est un peu plus nuancée. En fait, certaines plantes rejettent naturellement des composés dans leur respiration, et ce phénomène peut être amplifié par le stress causé par la chaleur, le manque de luminosité ou encore l’excès d’humidité.

Ficus benjamina : le pollueur qui se cache dans nos salons

Parmi ces plantes, le Ficus benjamina, qu’on appelle aussi simplement le ficus, est très répandu en France. Toutefois, il se révèle être un grand émetteur de composés organiques volatils comme le formaldéhyde, explique Le Journal des Seniors. Ces substances peuvent s’accumuler dans l’air, surtout en hiver quand on a tendance à moins aérer. Le résultat ? Possibles réactions allergiques et irritations pour les voies respiratoires.

Les composés organiques volatils : une menace souvent ignorée

Les COV, que les plantes émettent pour se protéger, communiquer ou s’adapter à leur environnement, peuvent s’accumuler dans une pièce peu ventilée. Ce rassemblement de gaz indésirables peut provoquer des irritations respiratoires, des maux de tête ou encore des réactions allergiques. Les seniors ou ceux qui passent beaucoup de temps à l’intérieur peuvent être plus sensibles à ce phénomène.

Plantes dépolluantes ou sources de soucis ?

Même si on chante souvent les vertus de certaines plantes capables d’absorber des polluants comme le formaldéhyde, cette propriété est parfois amplifiée par le marketing. Des espèces telles que le ficus, le palmier d’Areca et le dieffenbachia peuvent libérer plus de COV qu’elles n’en éliminent réellement. À l’inverse, des plantes comme la sansevière, le spathiphyllum, le pothos et le chlorophytum sont reconnues pour leur capacité à capter certains polluants.

Comment bien choisir ses plantes pour le salon

Alors, faut-il jeter certaines plantes par la fenêtre ? Pas forcément. La solution est de bien sélectionner ses plantes en tenant compte de plusieurs critères : limiter la production de COV, éviter les plantes qui provoquent des allergies et opter pour des substrats non chimiques, tout en veillant à une bonne aération. Parmi les alternatives recommandées, on retrouve le Chlorophytum comosum, le Spathiphyllum, la Sansevieria, le Pothos et le palmier d’Areca.

Pour continuer à profiter du charme des plantes tout en préservant sa santé, quelques gestes simples peuvent faire la différence : renouveler l’air de la pièce chaque jour, aérer après l’arrosage et nettoyer régulièrement les feuilles pour éviter que la poussière et autres particules ne s’accumulent.

Plantes toxiques : rester vigilant

Certaines plantes présentent aussi des risques de toxicité qu’il ne faut pas négliger :

  • Dieffenbachia : Sa sève est irritante et peut provoquer des douleurs buccales ainsi que des nausées.
  • Philodendron : Renferme des cristaux d’oxalate de calcium susceptibles de causer des troubles digestifs.
  • Ficus (notamment Ficus benjamina) : Sa sève peut entraîner des irritations cutanées chez certaines personnes.
  • Monstera deliciosa (plante gruyère) : Elle est un peu toxique, et son ingestion peut provoquer des brûlures buccales.
  • Spathiphyllum (fleur de lune) : Considérée toxique si elle est mâchée, elle peut causer des irritations dans la bouche.

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