Piégés sous l’eau : voici combien de temps un équipage peut survivre dans un sous-marin bloqué

Saviez-vous que les sous-marins peuvent rester immergés jusqu’à trois mois grâce à une technologie de pointe ?

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Piégés sous l’eau : voici combien de temps un équipage peut survivre dans un sous-marin bloqué
Piégés sous l’eau : voici combien de temps un équipage peut survivre dans un sous-marin bloqué © RSE Magazine

Les sous-marins, de réelles prouesses de l’ingénierie moderne, jouent un rôle déterminant, que ce soit pour la défense ou pour d’autres usages. Ces engins immergés, capables de plonger dans les profondeurs océaniques, se distinguent par leur discrétion, atout majeur pour recueillir des renseignements. Certains, à l’instar du sous-marin russe Belgorod, sont armés pour attaquer des structures ennemies. En dehors du domaine militaire, ils sont utilisés aussi bien pour la recherche scientifique que pour des excursions touristiques, révélant parfois une biodiversité inattendue.

Un passé fascinant

L’idée des sous-marins ne date pas d’hier. Dès l’époque d’Alexandre le Grand, on imaginait des engins rudimentaires capables d’atteindre une profondeur de 20 mètres. Ce sont toutefois la Première et la Seconde Guerre mondiale qui ont vraiment boosté leur développement et multiplié leur utilisation.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un problème majeur se posait : le manque d’oxygène lors de longues plongées. La plupart des sous-marins ne pouvaient rester immergés que temporairement, entre 12 et 48 heures d’après Eurodoc, l’air se corrompant rapidement à cause de l’accumulation du dioxyde de carbone.

Les technologies d’aujourd’hui

Les sous-marins actuels profitent d’une propulsion nucléaire qui non seulement leur offre une grande autonomie, mais leur permet aussi de produire leur propre oxygène par électrolyse. Stephan Meunier du Naval Group explique au Point, qu’avec un réacteur nucléaire et de l’eau de mer, il est possible de générer de l’oxygène grâce à l’hydrolyse. Cette technique permet aux sous-marins américains à propulsion nucléaire de rester immergés pendant deux à trois mois.

Cependant, tous les sous-marins ne disposent pas de cette technologie. Par exemple, le sous-marin Titan, destiné au tourisme et ayant disparu lors d’une expédition vers l’épave du Titanic, ne possède que des réserves d’oxygène limitées. Mesurant 6,71 mètres, il offre en général environ quatre jours d’oxygène pour un équipage de cinq personnes.

Défis environnementaux et idées ingénieuses

Les environnements extrêmes rencontrés, que ce soit à bord des sous-marins nucléaires ou sur la Station spatiale internationale (ISS), présentent des défis uniques pour la gestion de l’air. Ne pouvant ouvrir de fenêtres pour renouveler l’atmosphère, on compte sur des systèmes sophistiqués qui filtrent sans cesse le CO2 et d’autres polluants. Selon François Spiero, sans une intervention adaptée, la concentration de gaz carbonique peut rapidement devenir dangereuse.

Les solutions mises en place incluent l’utilisation de charbon actif pour capter le CO2, ainsi que divers capteurs qui surveillent en continu la qualité de l’air. L’énergie fournie par les réacteurs nucléaires permet de faire fonctionner ces dispositifs complexes tout en limitant leur influence sur l’environnement.

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