À l’heure où les entreprises cherchent à renforcer leur attractivité et à fidéliser leurs collaborateurs, la flexibilité du travail s’impose comme un levier stratégique. Une étude récente menée par International Workplace Group (IWG) montre que le travail hybride est devenu un facteur déterminant pour attirer et retenir les talents féminins.
Flexibilité du travail : une attente devenue majoritaire
Selon l’étude réalisée auprès de plus de 2 000 salariées de bureau au Royaume-Uni, 77 % des femmes déclarent qu’elles seraient peu enclines à accepter un emploi ne proposant pas de travail hybride. À l’inverse, seules 7 % affirment que ce critère n’aurait aucun impact sur leur décision d’accepter une offre.
Cette évolution confirme un changement profond dans les attentes des salariés. La possibilité de travailler à distance ou depuis des espaces proches de son domicile n’est plus seulement perçue comme un avantage : elle devient un élément central dans le choix d’un employeur.
Un facteur clé de fidélisation des talents féminins
Au-delà de l’attractivité, la flexibilité joue également un rôle majeur dans la rétention des talents. Près des trois quarts des femmes actives (73 %) déclarent être plus susceptibles de rester dans une entreprise qui leur permet de réduire leur temps de trajet en travaillant localement.
Les trajets domicile-travail apparaissent en effet comme un facteur de tension important. 68 % des femmes interrogées estiment que ces déplacements réduisent le temps consacré à leur bien-être, tandis que 64 % considèrent qu’ils compliquent l’équilibre entre vie professionnelle et responsabilités personnelles.
Dans ce contexte, les organisations qui offrent davantage de flexibilité organisationnelle renforcent leur capacité à maintenir l’engagement de leurs collaboratrices.
Un levier pour maintenir les femmes dans l’emploi
L’étude met également en évidence l’impact du travail hybride sur la participation des femmes au marché du travail. 64 % des répondantes affirment que ce mode d’organisation leur a permis de rester en activité alors qu’elles auraient sinon dû quitter le marché du travail en raison de contraintes familiales.
Pour les entreprises, cet enjeu dépasse la seule question des ressources humaines : il touche aussi à la gestion des compétences et à la préservation des talents. En limitant les sorties de carrière, la flexibilité permet de conserver des profils expérimentés et d’assurer une plus grande continuité dans les équipes.
Un enjeu stratégique pour les entreprises
Ces résultats s’inscrivent dans une transformation plus large du monde du travail. La flexibilité ne se limite plus à un dispositif ponctuel : elle devient un outil stratégique de compétitivité et de gestion des talents.
En facilitant l’accès à des modes de travail hybrides, les entreprises peuvent non seulement améliorer leur attractivité auprès des talents féminins, mais aussi renforcer leur engagement et leur fidélité à long terme. Dans un contexte de tensions sur le marché de l’emploi, cette évolution pourrait bien devenir un facteur différenciant majeur pour les organisations.








