Une avancée technologique majeure a lieu dans le désert de Gobi en Chine, où une structure gonflée à l’hélium a réussi à produire de l’électricité pour des milliers de foyers. À plus de 1 500 mètres d’altitude, cette innovation pourrait faciliter l’accès à l’énergie dans les zones reculées et ouvrir la voie à une utilisation plus durable des ressources naturelles. Selon Science et Vie, ce nouveau système propose une approche inédite pour exploiter l’énergie du vent.
Une technologie qui sort de l’ordinaire
La structure, nommée S1500, est une éolienne volante créée par la start-up Sawes Energy en partenariat avec Linyi Yunchuan. Avec ses dimensions de 60 mètres de longueur, 40 mètres de largeur et 40 mètres de hauteur, elle se démarque par l’absence de mât et de pales classiques. Équipée de douze turbines intégrées dans un anneau aérodynamique, la S1500 a produit un mégawatt d’électricité lors d’un vol d’essai. Elle peut générer plus de 6 millions de kilowattheures par an, suffisant pour alimenter environ 6 000 foyers.
Cette éolienne volante propose plusieurs atouts notables. Elle permet d’économiser 40 % des matériaux habituellement nécessaires à sa fabrication et réduit de 30 % le coût de production électrique. Autant de points forts qui font du S1500 une solution économique et respectueuse de l’environnement pour répondre aux besoins énergétiques à venir.
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Un essai réussi par tous les temps
Le test a eu lieu du 19 au 21 septembre 2025 dans le désert reculé du Gobi, en province du Xinjiang. Le choix de ce lieu n’est pas anodin, car les conditions extrêmes ont permis aux équipes techniques de vérifier la stabilité et les performances de l’appareil en haute altitude. L’électricité produite a été acheminée au sol par un câble haute tension, démontrant ainsi la faisabilité technique et le bon fonctionnement du système.
Ce projet reçoit le soutien des chercheurs de l’Université Tsinghua et de l’Académie chinoise des sciences. Le président chinois Xi Jinping a lui-même manifesté son intérêt pour ces innovations qui s’inscrivent parfaitement dans son programme en faveur de l’environnement.
Un comparatif avec les systèmes traditionnels
Contrairement aux éoliennes classiques qui reposent sur des mâts et des pales imposants, la S1500 adopte une approche radicalement différente, inspirée par les premières tentatives de dispositifs volants dans les années 1970. À l’époque, ces projets n’avaient jamais dépassé les 30 kilowatts, comme ce fut le cas pour Altaeros en 2014, tandis que Sawes Energy propose aujourd’hui une capacité nettement supérieure.
La Chine prévoit d’intégrer cette technologie à son mix énergétique national et d’en faire un pilier central pour se positionner en leader mondial des énergies renouvelables. L’objectif affiché est de multiplier par six la capacité éolienne et solaire par rapport à celle de 2020.








