L’une des grandes mutations des dernières années pour les dirigeants concerne la Directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive). Cette directive impose à un nombre croissant d’entreprises de déclarer leurs émissions liées à leurs activités, y compris celles issues de leur flotte de véhicules.
Même les entreprises de petite taille ont intérêt à connaître les émissions de CO2 de leurs véhicules
Webfleet, une entreprise spécialisée dans la télématique et la gestion de flotte de véhicules (qui fait partie du groupe Bridgestone), propose aux entreprises l’accès à sa plateforme, qui leur permet de satisfaire leurs obligations en matière de reporting de façon fiable et structurée.
Pour rappel, aux fins de reporting, les émissions des véhicules sont classées selon différents « scopes » :
Scope 1 : émissions directes des véhicules thermiques ;
Scope 2 : émissions indirectes liées à l’électricité consommée (par exemple pour des véhicules électriques).
Pour certaines entreprises, la déclaration doit déjà démarrer : par exemple, celles cotées avec plus de 500 salariés ont commencé à enregistrer leurs émissions début 2024, pour un reporting dès 2025. De plus, même si une PME n’est pas encore soumise à la CSRD, elle pourrait être concernée via ses clients : les plus grandes entreprises lui demanderont des données précises sur ses émissions de CO₂ en tant que fournisseur.
Ce que le guide Webfleet apporte : lisibilité, données et leviers d’action
Le cœur du guide repose sur le Rapport CO₂ Webfleet, un outil de télématique capable de fournir des données très détaillées sur la flotte. Il permet de mesurer non seulement les émissions directes (Scope 1), mais aussi, depuis une mise à jour récente, les émissions du Scope 2 pour les véhicules électriques. La méthodologie utilisée est certifiée par TÜV Rheinland Energy & Environment, ce qui garantit la fiabilité des résultats. Le rapport peut être généré mensuellement ou annuellement, et exporté en Excel ou PDF, ce qui facilite l’intégration dans des rapports RSE. De plus, il distingue les types de trajets : professionnels, domicile-travail et privés. Grâce à la télématique, on peut avoir des données en temps réel ainsi qu’un historique, ce qui permet d’analyser l’évolution des émissions et d’identifier les pics ou les zones problématiques.
Une base pour le reporting RSE
Pour un dirigeant ou responsable RSE, disposer d’un outil certifié est un atout : le rapport CO₂ Webfleet peut alimenter les reportings ESG (environnemental, social, gouvernance), démontrant des engagements crédibles et mesurables. En alimentant les rapports RSE, ces données permettent de fixer des objectifs de réduction des émissions dans la flotte, sur la base d’un diagnostic précis. Elles renforcent également la transparence vis-à-vis des parties prenantes : clients, investisseurs, salariés.
Diagnostics et leviers de réduction
Le guide ne se contente pas de mesurer : il aide à comprendre où et pourquoi la flotte émet du CO₂ inutilement. Par exemple, le rapport met en lumière les comportements de conduite inefficaces : temps d’arrêt moteur tournant, freinages brusques, accélérations etc. Ces données peuvent ensuite servir à former les conducteurs à l’éco-conduite, qui est un levier très puissant pour réduire la consommation de carburant et les émissions.
Par ailleurs, l’outil identifie les véhicules qui pourraient être remplacés par des modèles électriques ou hybrides selon leur usage. Grâce à cela, le responsable RSE peut planifier un renouvellement progressif et stratégique du parc. Enfin, le rapport permet d’estimer les émissions équivalent CO₂ (« CO₂-e »), c’est-à-dire en prenant en compte d’autres gaz à effet de serre comme le méthane (CH₄) ou le protoxyde d’azote (N₂O), selon le protocole GHG.
Conseils stratégiques pour le dirigeant ou le responsable RSE
Après avoir étudié ce guide, voici les décisions et actions que le dirigeant ou le responsable RSE peut envisager :
- mettre en place le rapport CO₂ ;
- adopter une solution de télématique comme Webfleet pour connecter tous les véhicules de la flotte ;
- configurer le calcul des émissions selon la méthode la plus précise disponible (carburant ou distance) selon les données dont il dispose ;
- définir un calendrier de génération des rapports (mensuel, annuel) pour suivre les tendances ;
- faire un audit de la flotte ;
- analyser les rapports historiques pour identifier les zones critiques : trajets les plus polluants, véhicules inefficaces, comportements de conduite ;
- prioriser les actions en fonction des résultats : quels véhicules remplacer, quels conducteurs former en premier, quels trajets optimiser ;
- lancer des programmes d’éco-conduite ;
- organiser des formations ou ateliers pour tous les conducteurs sur les pratiques économes : éviter les accélérations/brusques, limiter le ralenti, optimiser les itinéraires ;
- mettre en place des indicateurs de performance pour encourager les bons comportements (KPIs émissions, consommation, etc.) ;
- utiliser les données du rapport pour donner des retours concrets aux conducteurs : « voici comment tes émissions ont baissé après avoir changé ton style »;
- planifier la transition du parc.
- sur la base des données d’émissions, identifier quels véhicules thermiques sont les plus coûteux en CO₂ par kilomètre ou par usage ;
- étudier les opportunités de véhicules électriques ou hybrides selon les usages (trajets urbains, trajets longs, fréquence de recharge, etc.) ;
- établir une feuille de route de renouvellement du parc, en tenant compte de l’amortissement, des économies de carburant, des subventions ou aides disponibles ;
- aligner le reporting RSE et la stratégie CSRD ;
- intégrer les émissions mesurées dans le rapport RSE / ESG de l’entreprise, avec des objectifs clairs (ex : réduire de X % les émissions de la flotte en 3 ans) ;
- utiliser les chiffres certifiés pour répondre aux exigences de la Directive CSRD, en montrant que l’entreprise a un dispositif robuste de mesure et d’action ;
- communiquer auprès des parties prenantes (investisseurs, clients, employés) sur les progrès réalisés, en s’appuyant sur des données tangibles.
- anticiper les risques et opportunités ;
- évaluer les risques réglementaires : des entreprises non conformes à la CSRD pourraient faire face à des pressions réputations, ou des exigences de leurs clients ;
- identifier les opportunités : des clients ou des partenaires pourraient valoriser votre stratégie « flotte décarbonée »; cela peut être un avantage concurrentiel ;
- mettre en place un tableau de bord RSE pour suivre les indicateurs CO₂, le coût total de possession des véhicules, les économies générées par l’éco-conduite .
Les bénéfices attendus pour l’entreprise :
- réduction de l’empreinte carbone : en combinant mesure, formation et renouvellement de la flotte, l’entreprise peut diminuer significativement ses émissions de CO₂ ;
- conformité réglementaire : grâce à un reporting certifié, la société peut satisfaire aux obligations CSRD sans risque majeur de non-conformité ;
- performance économique : l’éco-conduite et un bon choix de véhicules permettent de réduire les coûts de carburant sur le long terme ;
- image RSE renforcée : afficher des ambitions mesurables et des progrès concrets renforce la crédibilité de l’entreprise auprès des parties prenantes ;
- avantage concurrentiel : un engagement clair vers une flotte verte peut séduire des clients, des investisseurs ou des partenaires sensibles à la durabilité.








