Les attaques de requins en Australie inquiètent toujours les surfeurs et les baigneurs. Début septembre, un surfeur a tragiquement perdu la vie à Sydney, attaqué par un grand requin blanc – le premier incident mortel signalé dans la région depuis 2022. En mars dernier, un autre surfeur avait déjà trouvé la mort au large de Wharton Beach, en Australie-Occidentale. Avec plus de 1 280 incidents recensés depuis 1791 et plus de 250 décès, le pays reste l’un des plus touchés par ces attaques.
Des chiffres qui font peur et le ressenti des surfeurs
Chaque année, les autorités australiennes recensent en moyenne une trentaine d’attaques de requins. En 2023, déjà 69 morsures « non provoquées » ont été enregistrées dans le monde, contre 63 l’année précédente, selon l’International Shark Attack File (Isaf) et l’Université de Floride. Les États-Unis et l’Australie comptent le plus grand nombre d’incidents.
Malgré ces chiffres inquiétants, de nombreux surfeurs australiens ne vivent pas dans la peur. Errol, un habitué des vagues, raconte avoir croisé une trentaine de requins – principalement des requins nourrices – sans jamais se sentir vraiment menacé (franceinfo).
Une solution innovante : la combinaison « Shark Stop »
Face aux risques liés aux attaques, une innovation rassurante voit le jour : la combinaison « Shark Stop ». Conçue par Haydon Budford, lui-même victime d’une attaque, cette combinaison intègre des matériaux anti-morsures.
Testée sous une pression de 300 kg/cm², à l’image de celle exercée par la mâchoire d’un grand requin blanc, cette combinaison devrait considérablement limiter les pertes sanguines et, par conséquent, les risques mortels lors d’une attaque. Anicet Mbida en parle ainsi : « Ça ne vous donne pas une sorte d’immunité, mais ça protège contre les morsures potentiellement fatales. »
Adoption et prix : un frein pour certains
Malgré ses promesses, la combinaison « Shark Stop » reste assez onéreuse, avec un tarif oscillant entre 500 et 1 000 €, soit bien plus cher que les combinaisons classiques. Pour l’instant, elle est surtout disponible aux États-Unis, en Afrique du Sud et à La Réunion. Kevin, surfeur à Bondi, espère que cette technologie deviendra plus accessible : « Si elle se démocratise et que le prix baisse, c’est clairement quelque chose qui m’intéresserait. »
Un bond technologique face aux limites de la nature
Le tissu ultra-résistant utilisé dans la conception des combinaisons « Shark Stop » ne se perfore pas aussi facilement que le néoprène habituel. Cette nouveauté cherche avant tout à empêcher ou à limiter les coupures profondes provoquées par les morsures, même si elle n’offre pas une protection totale contre une attaque.
Haydon Budford explique : « Si vous portez cette combinaison et que vous êtes attaqué, le requin aura bien du mal à enfoncer ses dents et à vous arracher les muscles. » Il admet toutefois que rien ne peut garantir une sécurité absolue face à la puissance d’une mâchoire capable de briser les os.








