Ce que Trump a fait au climat dépasse l’entendement — et ce n’est qu’un début

L’administration Trump opère un revirement audacieux sur les réglementations climatiques, remettant en cause des décennies de protections environnementales.

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Ce que Trump a fait au climat dépasse l'entendement — et ce n’est qu’un début
Ce que Trump a fait au climat dépasse l’entendement — et ce n’est qu’un début © RSE Magazine

Le mardi 29 juillet 2025, l’administration de Donald Trump a lancé une annonce fracassante, marquant un tournant dans la politique environnementale américaine. En remettant en cause une régulation importante des émissions de gaz à effet de serre, la décision touche à la fois les gaz rejetés par les pots d’échappement et ceux des centrales à gaz, similaire au retrait de l’Accord de Paris. Lee Zeldin, le boss de l’EPA, a même qualifié cette mesure de « la plus grande mesure de dérégulation de l’histoire des États-Unis », ce qui fait se poser plein de questions sur ses répercussions pour l’environnement et la santé publique.

Une décision controversée

La proposition consiste à annuler l’« Endangerment Finding » de 2009, mise en place sous le mandat de Barack Obama. Ce règlement s’appuyait sur un arrêt de la Cour suprême qui avait reconnu la dangerosité des gaz à effet de serre pour la santé publique selon le « Clean Air Act » de 1970. Une période de consultation publique de 45 jours est prévue pour que citoyens et organisations puissent donner leur avis sur cette dérégulation.

Lee Zeldin n’a pas mâché ses mots en critiquant les bases scientifiques qui ont mené à l’Endangerment Finding, dénonçant ce qu’il appelle des « raccourcis intellectuels ». Lors du « Ruthless Podcast« , il a ajouté que « les conservateurs aiment l’environnement » mais qu’ils s’opposent à ceux qui accepteraient de « ruiner le pays au nom de la justice environnementale ».

Des effets sur l’économie et l’environnement

La réforme envisagée pourrait bien secouer le secteur automobile en allégeant les règles sur les émissions des véhicules, similaire à l’annulation des voitures thermiques. Elle devrait aussi toucher les centrales électriques qui fonctionnent au gaz ou au charbon, sources d’environ 60% de l’électricité aux États-Unis. Ces changements pourraient se retrouver devant la justice, voire jusqu’à la Cour suprême, marquant un possible revirement par rapport à la décision historique de 2007.

Les détracteurs mettent en garde contre le risque de compromettre les efforts pour diminuer les émissions polluantes, alors que le monde se trouve face à des défis urgents liés aux changements du climat. Malgré tout, l’administration Trump semble décidée à suivre cette trajectoire, en dépit des possibles batailles juridiques à venir.

Un budget sous pression

Cette décision vient s’ajouter à un ensemble de mesures où le budget envisagé pour 2026 par l’administration Trump est vu comme un pas en arrière pour la science, similaire à la suppression des ZFE. Plus de 1 700 projets financés par la National Science Foundation (NSF) ont été supprimés, pour un montant avoisinant 1,4 milliard de dollars. De plus, le département de l’Énergie a vu plus de 20 milliards de dollars retirés, affectant surtout les projets liés à la recherche de carburants plus propres et aux études climatiques.

D’ailleurs, seize États ont déjà intenté des actions en justice contre ces réductions budgétaires. La procureure générale de l’État de New York a d’ailleurs déclaré que ces coupes mettaient « en péril la sécurité nationale, l’économie et la santé publique ».

Des répercussions pour la recherche scientifique

Les compressions budgétaires ne s’arrêtent pas aux agences gouvernementales : elles touchent aussi des institutions reconnues comme Harvard et Columbia – que Donald Trump accuse de être « dominées par des marxistes maniaques et des lunatiques ». Le domaine spatial n’est pas épargné non plus, avec un budget de la NASA réduit à 3,9 milliards de dollars, soit une baisse de 47% par rapport à l’année précédente.

Des projets scientifiques comme le Mars Return Sample et le Space Launch System (SLS) ont été sacrifiés pour se concentrer davantage sur la concurrence spatiale avec la Chine.

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