Chaleur extrême : ces régions d’Afrique bientôt inhabitables selon un modèle choc

D’ici 2065-2100, l’Afrique pourrait connaître jusqu’à 300 jours de vagues de chaleur par an.

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Chaleur extrême : ces régions d’Afrique bientôt inhabitables selon un modèle choc | RSE Magazine

Les vagues de chaleur, qu’on voyait souvent comme des épisodes météo ponctuels, deviennent peu à peu une réalité permanente dans certaines régions d’Afrique. Ce changement provient du réchauffement climatique et affecte fortement le continent. L’exposition grandissante à une chaleur dangereuse pose un vrai risque et demande une observation fine des facteurs terrestres et atmosphériques.

Qui a mené l’étude

Une équipe de scientifiques, des hydroclimatologues et des experts des interactions terre‑atmosphère, s’est intéressée à l’évolution des vagues de chaleur en Afrique. Leur but : produire des projections climatiques locales fiables pour les vagues de chaleur à venir. Pour cela, ils ont étudié les phénomènes climatiques extrêmes, la gestion de l’eau, l’évolution de l’utilisation des sols et les risques hydroclimatiques. En travaillant sur neuf régions climatiques africaines, ils ont observé des changements drastiques partout, sauf à Madagascar, qui est notablement exclu des projections les plus sévères.

Comment ils ont procédé et les chiffres clés

L’étude, relayée par The Conversation, repose sur quatre axes méthodologiques : l’analyse de dix modèles climatiques mondiaux, l’ajustement des résultats pour coller aux tendances observées des vagues de chaleur, l’utilisation de l’intelligence artificielle pour quantifier les facteurs de chaleur, et la comparaison entre différents scénarios climatiques. Les projections montrent que d’ici 2065-2100, la majeure partie de l’Afrique connaîtra des vagues de chaleur pendant 250 à 300 jours par an. Dans certains endroits, la fréquence des vagues de chaleur pourrait être multipliée par douze par rapport à aujourd’hui, avec des épisodes durant plus de 40 jours consécutifs.

En Afrique de l’Ouest, les prévisions annoncent des températures entre 26,5 °C et 26,8 °C avec une humidité de 74 % à 75 %, donnant des vagues de chaleur de 30 à 35 jours. Dans le sud‑est, même si les températures sont un peu plus basses (entre 23,6 °C et 23,8 °C) et l’humidité comprise entre 70 % et 72 %, les conditions restent potentiellement dangereuses. Ces chiffres montrent l’importance majeure d’adapter les stratégies locales à chaque région.

Conséquences locales et urgences à traiter

Les vagues de chaleur frappent surtout les communautés rurales et les habitants des zones informelles. Les petits exploitants agricoles et les travailleurs extérieurs sont en première ligne, avec peu d’accès à la climatisation ou aux infrastructures adaptées. Dans les bidonvilles, l’absence de végétation et la présence de structures métalliques aggravent la situation, empêchant le corps humain de se refroidir correctement pendant les épisodes de chaleur.

Les forêts jouent un rôle vital pour maintenir température et humidité en dessous de seuils mortels, agissant comme des climatiseurs naturels. Mais la déforestation et la conversion des terres en zones agricoles perturbent cet équilibre. La chaleur accumulée transforme les sols en véritables pièges à chaleur. La combinaison de forte chaleur et d’humidité, notamment dans les zones agricoles, augmente fortement le danger des vagues de chaleur.

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