Le Programme mondial de recherche sur le climat écarte le scénario à +5°C en 2100 : pourquoi cette bonne nouvelle inquiète quand même les climatologues

Une étude récente révèle que le réchauffement climatique au-delà de cinq degrés d’ici 2100 est désormais jugé « improbable ».

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Le Programme mondial de recherche sur le climat écarte le scénario à +5°C en 2100 : pourquoi cette bonne nouvelle inquiète quand même les climatologues
Le Programme mondial de recherche sur le climat écarte le scénario à +5°C en 2100 : pourquoi cette bonne nouvelle inquiète quand même les climatologues © RSE Magazine

Une étude récente dirigée par le Programme mondial de recherche sur le climat (PMRC) vient bousculer certaines projections climatiques les plus alarmistes. Publiée pour la première fois le vendredi 8 mai 2026, elle affirme que le scénario d’un réchauffement dépassant cinq degrés d’ici à 2100 est désormais « improbable ». Cette révision, révélée par franceinfo, pourrait modifier notre regard sur l’urgence climatique. Mais est-ce pour autant la fin des scénarios catastrophes ?

On revoit les scénarios climatiques

La mise à jour des projections résulte du travail d’un groupe d’une quarantaine de scientifiques piloté par le PMRC. Ils ont passé au crible les modèles climatiques existants, analysé de nouvelles données et recalculé les trajectoires possibles pour le climat mondial.

L’ancien scénario le plus pessimiste prévoyait un réchauffement supérieur à cinq degrés. La nouvelle étude indique désormais un plafond qui ne dépasserait pas les quatre degrés, même dans les pires cas d’aggravation des émissions de gaz à effet de serre.

Ces conclusions ne doivent pas être prises à la légère. Le climatologue Robert Vautard, coprésident du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), a déclaré à franceinfo : « Les politiques climatiques nous écartent des trajectoires les plus fortes, mais l’urgence est toujours là ». Même une augmentation modérée, atteignant les trois degrés, aurait des conséquences majeures sur l’humanité, en aggravant les vagues de chaleur, les inondations et les sécheresses.

Politiques climatiques : où on en est et pourquoi agir

Il semble que les politiques climatiques mises en place commencent à ralentir la hausse des émissions, sans toutefois être encore suffisantes pour les inverser. Cette évolution met en lumière le rôle déterminant des actions environnementales et leur influence sur le climat.

L’étude précise que, même dans les scénarios les plus optimistes, une augmentation « légèrement sous trois degrés » aura des impacts économiques significatifs, ce qui renforce la nécessité d’intensifier les mesures pour limiter encore plus ce réchauffement.

Pour Robert Vautard, « Tous ces phénomènes-là vont s’amplifier de façon bien plus forte si le thermomètre monte à 3°C d’ici la fin du siècle ». Il rappelle que, si la probabilité des scénarios les plus sombres a diminué, la situation reste préoccupante et demande une action plus décidée.

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