Risques futurs : 9% des gouvernements prêts face à l’IA, et vous ?

L’AXA Future Risks Report 2026 classe pour la première fois l’intelligence artificielle en tête des risques futurs perçus par les experts mondiaux, devant le changement climatique. Pour les dirigeants et managers, ce basculement impose d’intégrer l’IA au cœur de la gouvernance d’entreprise et de la stratégie RSE, en croisant éthique, transparence, prévention et anticipation des transformations démographiques.

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Risques futurs : 9% des gouvernements prêts face à l'IA, et vous ?
Risques futurs : 9% des gouvernements prêts face à l’IA, et vous ? © RSE Magazine

Pour la première fois, l’AXA Future Risks Report 2026 place l’intelligence artificielle et le big data au sommet des préoccupations des experts mondiaux. Ce classement incite les dirigeants à revoir leur approche : l’IA doit être intégrée au cœur de la gouvernance d’entreprise et de la stratégie RSE, en tenant compte des risques interconnectés et des transformations démographiques.

L’IA en tête des risques : impact sur la gouvernance d’entreprise

L’enquête menée par Ipsos auprès de 4 345 experts dans 62 pays montre un changement significatif : l’IA passe de la quatrième à la première place des risques en un an. Pour le grand public interrogé dans 19 pays, elle grimpe de la septième à la deuxième place, tandis que le changement climatique reste la principale préoccupation. Cette divergence entre experts et grand public souligne la nécessité pour les dirigeants de concilier les avancées technologiques avec les enjeux sociétaux, notamment climatiques.

Selon Ipsos et AXA, la progression de l’IA reflète sa rapidité à transformer les économies et les sociétés, mais aussi les incertitudes liées à ses impacts. Les dirigeants doivent anticiper ces mutations tout en restant attentifs aux préoccupations sociétales.

Bien que 54% des experts considèrent l’IA comme un risque émergent, seuls 9% jugent que les gouvernements sont prêts à l’affronter, et ce chiffre tombe à 3% en Europe. Les entreprises privées doivent renforcer leur gouvernance interne pour pallier ce manque de préparation.

Intégrer l’IA dans la stratégie RSE

Pour intégrer l’IA dans la stratégie RSE, trois piliers sont essentiels : l’éthique, avec des principes clairs sur l’utilisation des algorithmes ; la transparence, en documentant et communiquant les processus automatisés ; et l’accountability, en désignant des responsables pour chaque système déployé. Les entreprises innovantes créent des comités d’éthique IA regroupant divers départements pour auditer les algorithmes et publier des rapports d’impact.

La communication proactive est cruciale pour construire la confiance. Thomas Buberl, directeur général d’AXA, souligne que l’assurance joue un rôle clé dans un monde où les risques sont en constante évolution. Les dirigeants doivent appliquer ce principe à l’IA, en communiquant sur son utilisation, les mesures de protection et les bénéfices attendus.

Anticiper les transformations et renforcer la résilience

Le rapport identifie également les transformations démographiques comme un enjeu majeur, influençant les modèles d’emploi. Les entreprises doivent adapter la gestion des carrières et des compétences intergénérationnelles tout en considérant l’automatisation croissante due à l’IA.

La prévention devient essentielle pour atténuer les risques. Les entreprises doivent investir dans la formation numérique, auditer leurs systèmes critiques et collaborer avec les régulateurs pour établir des normes. L’objectif est de passer d’un modèle curatif à un modèle préventif.

Pour les responsables RSE et les dirigeants, intégrer l’IA dans la gouvernance est crucial pour assurer la résilience organisationnelle et la confiance des parties prenantes. La treizième édition de l’AXA Future Risks Report souligne que les entreprises maîtrisant l’IA avec éthique renforceront leur légitimité sociale et leur compétitivité.

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