Été 2050 : « Il est possible qu’on atteigne 50 °C »

D’ici 2050, la France pourrait connaître des étés atteignant 50°C, bouleversant notre quotidien et notre environnement.

Publié le
Lecture : 2 min
Été 2050 : « Il est possible qu'on atteigne 50 °C »
Été 2050 : « Il est possible qu’on atteigne 50 °C » | RSE Magazine

Les prévisions pour 2050 en France dressent un tableau inquiet de notre futur météorologique. On parle d’étés avec des températures jamais vues, d’un nombre de jours de sécheresse bien plus élevé et d’un risque important de feux de forêt. Ces changements vont modifier le quotidien, l’environnement et l’économie française avec de sérieux impacts environnementaux.

Des étés qui chauffent

En 2050, un été « moyen » en France sera nettement plus chaud et sec que ceux qu’on connaît aujourd’hui, avec des températures estivales pouvant grimper jusqu’à 50°C. Les températures estivales pourraient grimper jusqu’à 50°C, dépassant ainsi le record actuel de 46°C enregistré dans le Gard en 2019. On estime que la hausse moyenne des températures en juin, juillet et août sera d’environ +3°C par rapport aux niveaux actuels. Lola Corre, climatologue au CNRM, précise que « l’été 2022, qui détient déjà le record, risque de ne plus être exceptionnel en 2050 ».

Un réchauffement qui s’intensifie

Le réchauffement climatique touche la France d’une manière plus marquée que la moyenne mondiale. Alors que le réchauffement global pourrait avoisiner +2°C d’ici 2050 par rapport à l’ère préindustrielle, la France devrait voir ses températures grimper d’environ 2,7°C (contre 1,7°C actuellement). Selon Lola Corre, « il est probable que la tendance se confirme, voire s’exacerbe d’ici 2050 », ce qui montre bien la nécessité d’agir rapidement.

Les différences d’une région à l’autre

Les effets de la hausse des températures ne se répartiront pas de la même façon sur tout le territoire, certaines régions françaises étant plus touchées que d’autres. Sur la façade atlantique et dans le nord, le réchauffement sera plus modéré avec une hausse prévue de +2,4°C en Seine-Maritime. À l’inverse, vers le sud et l’est, notamment dans les Alpes-de-Haute-Provence, la hausse pourrait atteindre +3,5°C.

Des vagues de chaleur changeantes

Les épisodes de chaleur vont devenir plus longs et intenses, pour surgir plus tôt et persister plus tard dans l’année. Ainsi, le nombre moyen de jours où la température dépassera les 35°C pourrait passer de « 1 ou 2 » à entre 4 et 6 jours, selon certains modèles.

Moins de pluie et des sécheresses plus fréquentes

La sécheresse va frapper plus souvent et de manière plus sévère. Le nombre de jours touchés par la sécheresse pourrait monter de 24 à environ 40 jours, d’après les scénarios les plus pessimistes. Par ailleurs, notamment dans le Sud-Ouest, les précipitations pourraient chuter d’environ 10%. Lola Corre met en garde : « la sécheresse pourrait toucher l’ensemble du territoire français en même temps. »

Le risque de feux de forêt en hausse

Avec des conditions de chaleur extrêmes et moins de pluie, le risque de feux de forêt va s’accroître, surtout dans les régions méditerranéennes et sur la moitié sud du pays. La combinaison de températures élevées et d’un déficit de précipitations crée un terrain très favorable à ces incendies.

S’adapter pour affronter les changements

Face à ces défis, il devient impératif de revoir nos aménagements urbains et ruraux pour diminuer les effets de ces transformations. Parmi les solutions, on compte :

  • une meilleure utilisation de la végétation en ville pour créer des zones ombragées,
  • une ventilation naturelle des bâtiments afin de limiter les îlots de chaleur,
  • et le recours à des matériaux réfléchissants pour réduire l’absorption de la chaleur.

Laisser un commentaire