C’est officiel : les orques et les dauphins ont franchi le point de non-retour dans leur évolution pour vivre sur terre

Les mammifères marins pourraient ne jamais retrouver la terre ferme.

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C'est officiel : les orques et les dauphins ont franchi le point de non-retour dans leur évolution pour vivre sur terre
C’est officiel : les orques et les dauphins ont franchi le point de non-retour dans leur évolution pour vivre sur terre © RSE Magazine

Les dernières avancées scientifiques offrent un aperçu passionnant de l’évolution des mammifères marins. Une étude publiée dans la revue Proceedings of the Royal Society B met en évidence des transformations profondes chez les cétacés, rendant leur retour à la vie terrestre pratiquement impossible. Ces résultats ont des conséquences importantes pour la conservation et pour notre compréhension des processus évolutifs, et posent des questions sur l’avenir de ces espèces.

Ce que dit l’étude

Bruna Farina, doctorante à l’Université de Fribourg, et Virag Sharma, spécialiste en génomique comparée à l’Université de Limerick, ont réalisé une analyse exhaustive sur l’évolution des mammifères. Ils ont étudié un échantillon de plus de 5 600 espèces de mammifères, regroupées en quatre catégories allant de complètement terrestre à complètement aquatique. L’étude, rapportée par le média Indian Defence Review, s’est particulièrement intéressée à des cétacés emblématiques comme les dauphins, orques, et baleines, et a mis en lumière des adaptations physiques et comportementales majeures.

Parmi ces transformations :

  • des corps plus gros favorisant la conservation de la chaleur,
  • un régime carnivore,
  • et des capacités de plongée avancées,

L’analyse retrace aussi la chronologie évolutive : les premiers tétrapodes ont quitté la mer pour la terre il y a environ 375 millions d’années, et certains mammifères ont refait le chemin inverse il y a environ 250 millions d’années. Cette dynamique s’inscrit dans l’histoire évolutive illustrée par des fossiles comme le Tiktaalik.

Farina et Sharma rappellent une idée centrale de l’évolution : la loi de Dollo, formulée au XIXe siècle par le paléontologue belge Louis Dollo. Cette loi indique que les pertes de caractères complexes sont rarement réversibles, illustrant un point de non-retour évolutif.

Cette spécialisation extrême pose des questions sur la capacité de ces espèces à faire face aux pressions actuelles. Par exemple, comment les cétacés peuvent-ils s’adapter aux menaces telles que le changement climatique, la pollution des océans, et la dégradation des conditions océaniques, compte tenu de leurs adaptations irréversibles ?

Leur spécialisation limite leur plasticité adaptative, ce qui les rend plus vulnérables face à ces perturbations, contrairement à d’autres espèces qui ont montré une grande flexibilité alimentaire.

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