Ce fossile contenait encore du tissu mou : les paléontologues confirment que Darwin avait vu juste avant tout le monde

L’archéoptéryx, vieux de 150 millions d’années, relie dinosaures et oiseaux modernes.

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Ce fossile contenait encore du tissu mou : les paléontologues confirment que Darwin avait vu juste avant tout le monde
Ce fossile contenait encore du tissu mou : les paléontologues confirment que Darwin avait vu juste avant tout le monde © RSE Magazine

L’archéoptéryx, officiellement nommé Archaeopteryx lithographica, est souvent présenté comme une pièce maîtresse pour comprendre l’évolution des oiseaux. Découvert en 1861 dans les carrières calcaires de Solnhofen, en Bavière, cet animal fascinant fait le lien entre les dinosaures et les oiseaux modernes. Âgé d’environ 150 millions d’années, l’archéoptéryx alimente encore les débats scientifiques et captive les passionnés d’évolution animale. Pourquoi ce spécimen, qualifié de « la plus vieille souche connue de la famille des oiseaux », suscite-t-il autant d’intérêt ?

Ses traits qui surprennent

D’après Earth, l’archéoptéryx mesurait à peu près la taille d’un corbeau et combinait des caractères reptiliens et aviaires. Il avait des plumes aérodynamiques, typiques des oiseaux, mais aussi des mâchoires garnies de dents acérées, un signe nettement reptilien. Ses membres antérieurs portaient des griffes et il possédait une longue queue osseuse, très proche de celle de certains dinosaures théropodes.

Les recherches récentes indiquent que l’archéoptéryx savait voler, probablement pour chasser des insectes et d’autres petits animaux grâce à ses dents et ses griffes, tout comme les découvertes d’œufs de dinosaures enrichissent notre compréhension des comportements reproductifs.

Ce que les découvertes ont apporté

Outre les onze spécimens préhistoriques retrouvés à Solnhofen, des fossiles en Chine ont été mis au jour dans la province de Liaoning, en Chine, datant de la fin du Crétacé, soit environ 130 millions d’années. Parmi eux se trouvent des dinosaures non aviaires à plumes et des oiseaux primitifs, conservés de façon exceptionnelle. Ces trouvailles ont enrichi notre compréhension des liens entre dinosaures et oiseaux, tout comme la découverte d’œufs de dinosaure en Espagne souligne l’importance de la conservation des fossiles.

Les avancées génétiques des années 1970 ont montré que la diversification des oiseaux était déjà en cours avant la fin du Crétacé, tout comme la découverte d’un œuf fossile en Antarctique. Aujourd’hui, une équipe chinoise tente de séquencer le génome des 10 194 espèces d’oiseaux actuels, des résultats attendus à partir de 2020, afin de combler les lacunes sur les ancêtres et descendants de l’archéoptéryx.

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