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22/05/2018

Alimentation et agriculture : trop d’ambitions différentes pour une seule loi

Sébastien Arnaud



L’Assemblée nationale s’attaque cette semaine au projet de loi alimentation et agriculture. Avec pour objectif de promouvoir une alimentation saine et durable tout en réglant le contentieux entre les producteurs et la grande distribution, la majorité risque de ne régler aucun problème.


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Une loi pour une multitude d’enjeux. L’Assemblée nationale va prendre à bras le corps la question de l’alimentation et de la santé avec un projet de loi dédié. L’examen en séance public va démarrer et les points de tensions sont nombreux. Avec un seul texte, l’objectif n’est rien de moins que défendre et promouvoir une alimentation durable et saine tout en trouvant un point d’entente entre les producteurs et la grande distribution.

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert avance ainsi que le texte doit favoriser la souveraineté alimentaire du pays, mettre en avant une alimentation durable et bonne pour la santé et réduire les inégalités d’accès à des produits de qualité. Par ailleurs, précise LCI, « Le projet de loi intitulé "pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable" vise tout d'abord à mieux rémunérer les agriculteurs.  Pour cela, le processus de construction du prix payé aux agriculteurs sera inversé. Autrement dit, ce seront dorénavant les exploitants agricoles qui proposeront leurs tarifs aux acheteurs, pour éviter de se laisser imposer des prix trop bas par les industriels. La loi permet aux producteurs de former plus facilement des groupements, mieux à même de peser dans les négociations. »
 
La grande distribution a déjà réagi à ce texte par des campagnes médiatiques annonçant la fin des promotions. Un coup de pression qui réplique à l’annonce de l’exécutif d’encadrer les campagnes de rabais. « Si la réforme aboutit, les rabais seront donc limités à 34% de la valeur finale d'un produit, une disposition qui rendrait théoriquement impossibles les réductions massives telles qu'elles sont parfois pratiquées dans les grandes surfaces.  Le seuil de revente à perte sera également relevé, ce qui interdira aux distributeurs de vendre leurs produits sous le prix d'achat majoré d'une marge de 10% - une marge correspondant à peu près aux coûts de transport et de mise en rayon » ajoute la chaine d’infos en continu.





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