À la veille du réveillon du 31 décembre, une nouvelle tombe comme un coup de massue pour les ostréiculteurs de l’étang de Thau : les huîtres et les moules de la zone ont été retirées de la vente le mardi 30 décembre. Un arrêté préfectoral de l’Hérault motive cette décision après de fortes crues et des alertes sanitaires. L’objectif : éviter tout risque de contamination, des coquillages prélevés dans la région étant suspectés d’être porteurs de norovirus (virus responsable de gastro-entérites).
Ce que dit la préfecture et ce que ça coûte
Le 30 décembre, la préfecture de l’Hérault a modifié son arrêté initial en avançant la date retenue pour la commercialisation au 19 décembre, au lieu du 22 décembre indiqué au départ. Cette révision repose sur « les derniers résultats d’analyse ». Le gouvernement a donc ordonné le retrait des coquillages de l’étang de Thau et de Bouzigues. En pleine effervescence des fêtes, beaucoup de consommateurs se retrouvent privés d’un produit très attendu.
Face à l’interdiction, les producteurs se disent abasourdis. Un ostréiculteur témoigne : « Malgré toutes les précautions mises en place de notre côté, mises à l’abri et purifications rigoureuses, une fermeture générale de l’étang de Thau va être annoncée », relaye le média Midi Libre. Il ajoute que cette mesure « empêche de commercialiser nos coquillages », ce qui porte un coup dur à une filière déjà fragile.
Risques sanitaires et gestes à adopter
L’alerte sanitaire vient surtout des crues exceptionnelles après les fortes pluies, qui ont déclenché un risque de contamination bactériologique. Les autorités mettent en garde : les personnes immunodéprimées doivent redoubler de prudence pour assurer la sécurité publique. Les consommateurs sont invités à rapporter les produits potentiellement contaminés aux points de vente ou à les détruire.
Les services sanitaires insistent pour qu’on vérifie la date de commercialisation pour éviter la contamination des mollusques. En cas de symptômes comme vomissements, diarrhée ou fièvre, il est recommandé de consulter un médecin.
Les conséquences pour les acteurs locaux
Le retrait massif tombe en plein pendant la période la plus importante pour le marché des coquillages. « C’est une catastrophe, tout simplement », disent plusieurs producteurs. La fermeture représente une perte sèche qui risque d’affaiblir durablement la filière et pousse certaines entreprises en grande difficulté, voire au bord de la faillite. Certains, toutefois, avaient anticipé : quelques producteurs avaient mis leurs huîtres en bassin avant le 22 décembre, ce qui leur a permis de maintenir une partie de leur commercialisation.
Le défi reste de concilier sécurité sanitaire et activité économique dans une région déjà éprouvée par les pluies. De fortes précautions ont été prises notamment à Mèze et Agde, localités touchées par l’ampleur inédite des crues. Même si certaines analyses se sont révélées positives, le cadre légal reste strict et intransigeant pour garantir des mesures préventives.
L’annonce, relayée par les producteurs depuis lundi, a largement circulé sur les réseaux sociaux et a été reprise par des médias locaux comme France 3 Occitanie. Le message mis en avant : garantir la « sécurité alimentaire avant tout ».








