La neige artificielle de Noël bientôt interdite ? Ce détail toxique qui choque les députés

Saviez-vous que 73% des déchets sur nos plages sont en plastique ?

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La neige artificielle de Noël bientôt interdite ? Ce détail toxique qui choque les députés
La neige artificielle de Noël bientôt interdite ? Ce détail toxique qui choque les députés © RSE Magazine

À l’approche des fêtes, on voit partout de la neige artificielle sur les sapins, les tables et les vitrines. Sympa à voir, mais derrière l’effet décoratif se cachent des conséquences environnementales graves. Fabriquée souvent à partir de polypropylène, polyéthylène ou polystyrène, cette fausse neige libère des microplastiques dangereux. Le député Philippe Bolo (MoDem, Maine-et-Loire) alerte sur ces risques et pousse pour une interdiction par la loi. Selon l’Institut supérieur de l’environnement, 73% des déchets sur les plages sont en plastique — ces décorations aggravent donc la crise plastique mondiale.

Ce qui se cache dans la neige artificielle

La neige artificielle existe sous plusieurs formes : poudre, spray, flocons et paillettes. Sa composition chimique empêche le compostage et le tri des déchets des sapins « enneigés » : il faut les brûler avec les ordures ménagères pour éviter de répandre les microplastiques. Ces particules mesurent de 1 µm (micromètre) à 5 mm et peuvent être jusqu’à 70 fois plus petites que l’épaisseur d’un cheveu.

Sur ce point, Philippe Bolo dit : « C’est complètement incohérent d’avoir des mesures de protection au niveau européen et de permettre de vendre aux particuliers ces microplastiques ». À plus long terme, la neige artificielle risque d’alourdir l’estimation de l’Ademe, qui affirme que « l’équivalent d’un camion poubelle rempli de plastique est rejeté chaque minute dans les océans ».

Les dégâts sur l’environnement

La neige artificielle participe à la pollution, bien documentée par de nombreuses études. Sur les plages et dans les océans, les fragments plastiques se multiplient. La revue The Lancet, citée par BFMTV, évoque la pollution plastique comme un « danger grave, croissant et sous-estimé » pour la santé. Le coût mondial lié à cette pollution serait de 1 380 milliards d’euros par an, selon les estimations. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) prévient : « N’achetez pas de sapin floqué, bombé de neige artificielle ou coloré ».

L’aspect sanitaire ne doit pas être pris à la légère. Les composants de la neige artificielle émettent dans l’air des polluants volatils qui peuvent irriter les voies respiratoires. En 2022, des microplastiques ont été détectés pour la première fois dans le sang humain, soulignant l’invasion des microplastiques. Ces dernières années, ils ont aussi été retrouvés dans les poumons, le lait maternel et le placenta. Pire encore, en mars 2024, une étude a montré leur présence sur la paroi des artères carotides, ce qui double le risque d’infarctus ou d’AVC.

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