Le réchauffement climatique inquiète de plus en plus dans le monde entier et modifie divers phénomènes météo. Tandis que les épisodes de canicules et de sécheresses ne laissent personne indifférent, on en discute encore pour savoir comment il influence vraiment les orages. Étudier ces situations pas simples est important pour suivre l’évolution de notre climat et imaginer ce que l’avenir nous réserve.
Le réchauffement et le temps
On sait que le réchauffement en Europe fait grimper la température et peut amplifier certains épisodes météo comme les canicules et les sécheresses. Ces phénomènes se font plus marqués grâce à la hausse générale des températures, ce qui les rend à la fois plus intenses et plus fréquents. Par contre, savoir si ce réchauffement modifie directement la fréquence ou la force des orages reste un sujet de débat. Les spécialistes continuent de bosser sur cette relation compliquée pour y voir plus clair.
D’autre part, nos outils modernes pour observer les orages restent assez récents, ce qui rend difficile de tirer des conclusions définitives sur leur évolution. Par exemple, en France, le suivi systématique des éclairs n’a démarré qu’au début des années 2000, une période relativement courte pour dégager des tendances nettes.
Impressionnants #grêlons de plus de 7/8cm de diamètre relevés sur les communes d'Olliergues et de Job dans l'est du #PuydeDôme au passage du violent #orage supercellulaire ce dimanche 1er au soir.
Photos : Huguette Epêche & Gérard Goutte via @MeteoExpress pic.twitter.com/894G2hm89t— Meteo60 (@meteo60) June 2, 2025
Les observations et recherches en cours
D’après Davide Faranda, climatologue au CNRS, relier un orage précis au réchauffement global reste vraiment compliqué. Un orage, de par sa localisation précise et sa brièveté, dépend de multiples éléments comme l’humidité, la température, l’instabilité de l’atmosphère et d’autres forces dynamiques, ce qui rend toute attribution directe très difficile.
À l’échelle mondiale, on a observé qu’à chaque degré Celsius en plus, les précipitations montent en moyenne de 7%. Par ailleurs, les ouragans peuvent voir leurs précipitations augmenter de 10% à plus de 40%. Ces chiffres montrent bien qu’il est important de bien comprendre toutes les interactions qui se déroulent dans notre climat, y compris les effets secondaires inattendus.
Les études régionales sur les vagues orageuses
Une équipe menée par Davide Faranda s’est penchée sur les vagues orageuses, connues sous le nom de « derechos », dans le bassin méditerranéen, entre 2000 et 2022. Ces recherches ont mis en lumière une hausse notable des températures dans la région, mais sans que les précipitations associées aux orages n’augmentent de façon uniforme. Par exemple, alors que le nord de l’Italie a enregistré une baisse des précipitations pendant ces épisodes, l’est de l’Europe a vu des pluies plus abondantes.
En outre, la fréquence de la grêle géante a triplé en Europe depuis 1950, selon le laboratoire européen spécialisé dans les tempêtes sévères, l’ESSL. Les régions les plus touchées par ce phénomène incluent le sud-ouest de la France ainsi que certaines parties d’Italie et d’Espagne.








